Monde
L’ancien président congolais Joseph Kabila menacé de la peine capitale

_**Le parquet militaire réclame l’exécution de l’ex-chef d’État, jugé par contumace pour trahison et complicité avec des groupes armés.**_
L’audience s’est tenue ce vendredi devant la Haute Cour militaire de Kinshasa, où le ministère public a requis la condamnation à mort de Joseph Kabila, au pouvoir de 2001 à 2019. L’ancien dirigeant est accusé de trahison, de crimes de guerre et d’organisation d’un mouvement insurrectionnel en lien présumé avec la rébellion du M23, active dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’accusation, M. Kabila aurait œuvré de concert avec le Rwanda pour déstabiliser le régime actuel du président Félix Tshisekedi. Il lui est notamment reproché d’avoir contribué à la création de l’Alliance fleuve Congo, considérée comme la branche politique du M23. Les violences attribuées à ce groupe auraient causé, selon le parquet, des préjudices considérables aux populations des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’ancien président, qui réside à l’étranger depuis fin 2023, n’a pas comparu à son procès, ouvert le 25 juillet dernier. Ses partisans dénoncent une manœuvre politique destinée à museler l’opposition et à masquer les difficultés sécuritaires et diplomatiques du gouvernement en place. Le moratoire sur les exécutions capitales, en vigueur depuis 2003, a été levé l’année dernière, bien qu’aucune condamnation à mort n’ait été appliquée depuis.
Les provinces orientales du pays, ravagées par trois décennies de conflits, se sont portées parties civiles dans cette affaire et réclament des réparations financières substantielles. Le verdict, attendu prochainement, pourrait marquer un tournant judiciaire et politique dans l’histoire récente de la RDC.

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