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L’amnistie du Nouvel An birman touche l’opposante historique

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Dans le cadre des traditionnelles grâces liées à la fête de Thingyan, les autorités ont annoncé une réduction générale des peines et la libération de milliers de détenus, dont l’ancien président Win Myint. La mesure s’applique également à Aung San Suu Kyi.

La dirigeante birmane détenue, âgée de quatre-vingts ans, voit sa peine d’emprisonnement de vingt-sept ans être allégée. Cette décision intervient dans le sillage d’une série de mesures de clémence décrétées par le président Min Aung Hlaing à l’occasion des célébrations du Nouvel An. Le chef de l’État, qui a récemment accédé à la présidence à l’issue d’un scrutin contesté par la communauté internationale, a également ordonné la libération de plus de quatre mille personnes incarcérées.

Parmi les bénéficiaires de cette amnistie figure l’ancien président Win Myint, emprisonné depuis le renversement du gouvernement civil en février 2021. Les autorités présentent ces gestes comme une contribution à la réconciliation nationale. Par ailleurs, toutes les condamnations à mort ont été commuées en peines de réclusion à perpétuité. Selon des organisations de défense des droits, plus de cent trente personnes, principalement des opposants, avaient été condamnées à la peine capitale depuis la prise du pouvoir par l’armée.

Devant la prison d’Insein à Rangoun, des familles ont attendu pendant des heures dans l’espoir d’apprendre la libération de proches détenus pour des motifs politiques. Les associations estiment que plus de trente mille personnes ont été incarcérées pour ces raisons depuis le coup d’État, lequel a plongé le pays dans un conflit interne persistant. Certains observateurs internationaux considèrent ces mesures de grâce comme des opérations de communication visant à améliorer l’image d’un exécutif toujours dominé par d’anciens militaires.

La situation judiciaire d’Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix, reste préoccupante pour ses soutiens et plusieurs instances internationales. Elle purge une peine résultant de multiples condamnations prononcées à l’issue de procès qualifiés de politiques par ses avocats. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a réitéré son appel en faveur de sa libération immédiate et sans condition, ainsi que de celle de tous les détenus arbitraires.

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