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La fessée, une pratique éducative encore ancrée dans les mentalités françaises

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_**Plus d’un tiers des parents considèrent les punitions corporelles comme légitimes, révèle une enquête récente, soulignant des divergences notables entre les pères et les mères.**_

Les châtiments corporels à visée éducative conservent une certaine assise dans les familles françaises. Selon les résultats d’une étude, plus d’un parent sur trois estime que la fessée peut se justifier. Ce constat émane d’un travail d’enquête commandé par la Fondation pour l’enfance, qui met en lumière la persistance de ce qu’elle qualifie de violences éducatives ordinaires.

L’analyse des données montre que ces pratiques ne se limitent pas aux seules punitions physiques. Une très large majorité des personnes interrogées reconnaît avoir eu recours, au cours de l’année passée, à des violences verbales ou psychologiques envers leur enfant. Les gestes physiques, quant à eux, sont rapportés par plus d’un tiers des répondants. La légitimation de ces derniers varie selon le comportement de l’enfant, étant plus fréquemment admise en cas d’agressivité que de simple désobéissance.

L’enquête révèle par ailleurs un clivage significatif entre les sexes dans la perception de ces méthodes. Les pères se déclarent sensiblement plus favorables que les mères à l’usage de corrections corporelles, considérant plus souvent qu’elles sont nécessaires à un apprentissage comportemental correct. Cet écart traduit des représentations éducatives distinctes au sein du couple parental.

Ces résultats interviennent plusieurs années après l’adoption d’une loi visant à proscrire tout châtiment violent dans l’exercice de l’autorité parentale. Le texte, introduit dans le code civil, stipule clairement que cette autorité doit s’exercer à l’abri de toute violence physique ou psychologique. La Fondation pour l’enfance appelle, face à la persistance de ces habitudes, à une meilleure information des familles sur le développement de l’enfant et les alternatives éducatives non violentes.

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