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Kiev sous les bombes deux morts et des secouristes blessés malgré l’alerte de Zelensky
Le président ukrainien avait prévenu d’une attaque russe imminente depuis Dublin. Dans la nuit, des missiles et des drones ont frappé la capitale, faisant…


Le président ukrainien avait prévenu d’une attaque russe imminente depuis Dublin. Dans la nuit, des missiles et des drones ont frappé la capitale, faisant au moins deux morts et une vingtaine de blessés.
Volodymyr Zelensky n’avait pas attendu pour donner l’alerte. Depuis l’Irlande, où il participait à une réunion avec les dirigeants de l’UE, il avait dit redouter une frappe massive de la Russie et avait écourté son déplacement pour rentrer à Kiev. « Nous savons que Poutine prépare cette attaque depuis un certain temps », avait-il lancé, appelant ses concitoyens à redoubler de prudence. Quelques heures plus tard, les explosions ont retenti dans la capitale ukrainienne. Des drones, des missiles balistiques et des missiles de croisière ont ciblé au moins cinq quartiers différents, provoquant des incendies et contraignant les habitants à se réfugier dans le métro.
Les secours ont rapidement été dépassés par l’ampleur des dégâts. Selon les autorités militaires locales, deux personnes ont perdu la vie et vingt ont été blessées. Sur les vingt-huit sites touchés, la plupart étaient des immeubles résidentiels ou des infrastructures civiles. Dans le centre-ville, un bâtiment abritant un poste d’ambulances a été endommagé. Cinq soignants ont été blessés, dont un ambulancier dans un état critique. Le maire de Kiev a également signalé un immeuble de grande hauteur dont le toit était en feu, et un autre de neuf étages où des victimes étaient piégées. Les pompiers et les médecins ont multiplié les interventions sous les sirènes.
Cette attaque s’inscrit dans une escalade continue, plus de quatre ans après le début de l’invasion russe. Début juin, une frappe massive de 656 drones et 73 missiles avait déjà tué 23 personnes, dont sept à Kiev. De son côté, l’Ukraine intensifie aussi ses propres frappes sur le sol russe, notamment sur des raffineries, tandis que les négociations de paix sous médiation américaine restent bloquées. Pour les habitants, comme cette médecin croisée dans le métro, l’habitude de la menace ne suffit pas à effacer la peur. « La situation peut toujours empirer, mais ils ne nous intimideront pas », a-t-elle confié, un matelas sous le bras. La guerre, elle, continue de frapper au cœur des villes.





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