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Judo, la France rentre des Mondiaux sans le moindre titre individuel

Pour la première fois depuis 2003, aucun Bleu ne sera sacré champion du monde en individuel. Le président de la Fédération française refuse de céder à la…

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Judo, la France rentre des Mondiaux sans le moindre titre individuel

Pour la première fois depuis 2003, aucun Bleu ne sera sacré champion du monde en individuel. Le président de la Fédération française refuse de céder à la panique et mise sur la jeune garde pour repartir de l’avant.

Le verdict est cette fois définitif. Avec la médaille d’argent de Romane Dicko, la France sait qu’elle quittera ces championnats du monde les mains vides sur le plan individuel. Une première depuis 2003. Pour une nation habituée à truster les podiums et à compter ses titres, la claque est rude, et l’objectif affiché avant la compétition est très loin d’être atteint.

À la tête de la Fédération française, le patron des Bleus joue l’apaisement. Il met en avant un chiffre, neuf judokas classés dans les sept premiers de leur catégorie, là où l’équipe n’en comptait que quatre deux ans plus tôt à Tachkent, pour un seul podium. Il ne fuit pas ses responsabilités pour autant. Il avait annoncé quatre médailles d’or et l’assume sans détour, persuadé que Sarah Léonie-Cysique, Clarisse Agbegnenou ou Joan-Benjamin Gaba pouvaient pousser plus loin. Des pépins physiques, ici et là, ont cassé l’élan collectif.

Reste une conviction. Le dirigeant se souvient d’un échec au timing identique, deux ans avant les Jeux de Paris, et de la capacité du groupe à se relever ensuite en changeant de méthode. Il le répète volontiers, on lui reproche d’être trop ambitieux, mais sans ambition on n’avance pas. Son credo tient en une image simple, viser la lune, sinon on ne va nulle part.

La jeunesse, justement, lui donne des raisons d’y croire. Il cite la première participation de Dayyan Boulemtafes, reparti avec le bronze. Pour lui, si on offre à ces nouveaux visages l’énergie et la confiance nécessaires, tout le monde peut monter sur la boîte à Los Angeles. C’est là que se joue la suite, dans les moyens et les personnes qu’il veut mobiliser pour placer ses troupes dans les meilleures conditions et apporter les réponses qui leur manquent encore.

Un détail pèse lourd dans la balance, et il le rappelle en dernier. Teddy Riner n’était pas là. De quoi relativiser la portée d’un rendez-vous manqué, et préférer encaisser le coup maintenant plutôt qu’au moment des Jeux. Le président se dit sûr que son équipe se relèvera. Il en a fait le pari.

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