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Kering décroche en Bourse face au coup de mou de Gucci

Le titre du géant français du luxe a perdu plus de 10% vendredi matin à Paris, au lendemain de résultats trimestriels plombés par sa marque phare. Gucci…

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Kering décroche en Bourse face au coup de mou de Gucci

Le titre du géant français du luxe a perdu plus de 10% vendredi matin à Paris, au lendemain de résultats trimestriels plombés par sa marque phare. Gucci souffre toujours d’une fréquentation en berne et d’une gamme qui peine à convaincre.

Les investisseurs ont tranché sans attendre. Vers 07h10 GMT, l’action Kering lâchait 10,2% pour tomber à 191 euros, alors que le CAC 40 ne cédait que 0,3% au même moment. Un écart qui en dit long sur la défiance. Le marché ne sanctionne pas un accident de parcours, il réagit à des résultats trimestriels publiés la veille et jugés nettement trop timides.

Au cœur du problème, Gucci. La maison italienne, qui pèse à elle seule environ la moitié du résultat opérationnel du groupe, a généré 1,29 milliard d’euros de ventes sur le trimestre. Le chiffre reste considérable, mais il ne suffit pas à rassurer. Sur l’ensemble de Kering, le chiffre d’affaires recule de 1% à données comparables, un signe de fragilité pour un secteur habitué à la croissance.

Les analystes pointent plusieurs causes. Chez JP Morgan, on souligne que les performances de Gucci ont été freinées par un nombre réduit de lancements de nouveaux produits sur la période et par des comparaisons plus difficiles à tenir. Le courtier va plus loin, en estimant que rien n’indique pour l’instant que l’accélération du renouvellement de la gamme soit en train de marquer un tournant. Chez Jefferies, le constat est plus nuancé mais tout aussi prudent, avec des progrès réels mais une demande globale qui s’est détériorée au troisième trimestre.

Derrière ces chiffres, il y a un enjeu très concret pour Kering. Quand une marque qui assure la moitié des profits d’un groupe tourne au ralenti, c’est tout l’édifice qui vacille, des ambitions de croissance aux investissements à venir. La question qui plane désormais est simple. Le renouveau de Gucci, engagé pour reconquérir les clients, finira-t-il par se voir dans les ventes, ou faudra-t-il patienter encore plusieurs trimestres avant que l’effort porte ses fruits ?

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