Faits Divers
Influenceuse condamnée pour publicité mensongère : un an avec sursis et 25 000 euros d’amende


Une star des réseaux sociaux écope d’une peine sévère après avoir promu des actes médicaux illégaux et des produits sans transparence.
Le tribunal correctionnel de Versailles a rendu un verdict sévère à l’encontre d’une influenceuse suivie par près de deux millions d’abonnés. Condamnée à un an de prison avec sursis probatoire de 18 mois et 25 000 euros d’amende, elle a été reconnue coupable de pratiques commerciales trompeuses sur Instagram. Les juges ont même durci la peine par rapport aux réquisitions du parquet, qui demandait initialement cinq mois avec sursis.
L’affaire porte sur deux chefs d’accusation principaux. D’une part, la promotion rémunérée de produits divers – lunettes, vêtements pour enfants, thé – sans que son statut de partenaire commercial soit clairement indiqué. D’autre part, et surtout, la diffusion de contenus vantant des injections sous-cutanées réalisées en dehors du cadre médical légal. La prévenue a reconnu une négligence, mais nié toute intention frauduleuse.
Le tribunal a souligné dans son communiqué qu’elle n’avait pas contesté les faits, invoquant seulement une méconnaissance de la réglementation. Malgré ses regrets exprimés, la justice a ordonné la confiscation de près de 43 000 euros saisis à son encontre. Résidant habituellement en Indonésie, elle devra désormais fixer sa résidence en France et obtenir des autorisations pour tout déplacement à l’étranger.
Son avocate a immédiatement annoncé un appel, estimant que le dossier justifiait une relaxe. Elle dénonce un traitement disproportionné, alors que son client assure que ses abonnés distinguaient sans difficulté ses posts sponsorisés de ses publications personnelles. Un argument rejeté par les enquêteurs, pour qui le manque de transparence était flagrant.
Cette condamnation fait suite à un premier procès en février, où l’influenceuse avait écopé d’un an ferme par défaut, avant que ce jugement ne soit réexaminé. Interpellée en mai à Roissy, elle avait été placée sous contrôle judiciaire en attendant cette nouvelle audience. L’affaire relance le débat sur l’encadrement des contenus promotionnels sur les réseaux sociaux.





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