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Le pétrole à 70 dollars change la donne économique

L’accord entre Washington et Téhéran a rouvert le détroit d’Ormuz, faisant chuter le prix du baril. Inflation et emploi envoient des signaux contrastés…

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Le pétrole à 70 dollars change la donne économique

L’accord entre Washington et Téhéran a rouvert le détroit d’Ormuz, faisant chuter le prix du baril. Inflation et emploi envoient des signaux contrastés des deux côtés de l’Atlantique.

Les marchés de l’énergie viennent de vivre un vrai coup de frein. Après des mois de tensions géopolitiques, les États-Unis et l’Iran ont trouvé un terrain d’entente qui a débloqué le trafic des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Résultat, le baril de Brent est retombé autour de 70 dollars, un niveau plus vu depuis le début de la crise. Cette détente efface peu à peu les craintes d’un choc énergétique. Les investisseurs respirent, et les risques liés à la géopolitique passent au second plan. Dans la zone euro, l’inflation a nettement ralenti en juin. Elle n’a progressé que de 2,8% sur un an, contre 3% attendu par les économistes et 3,2% le mois précédent. La raison principale, c’est l’énergie, dont la hausse est tombée à 8,7% après 10,8% en mai. Même l’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation, se tasse à 2,4%. Un chiffre porté par le ralentissement des prix des services, passés de 3,5% à 3,2%. À Sintra, lors du forum annuel de la BCE, Christine Lagarde a salué cette amélioration. Elle estime que l’équilibre entre les risques d’inflation et de croissance s’est amélioré, mais elle maintient le cap sur la stabilité des prix. Le président de la Fed a tenu un discours similaire, rappelant la détermination américaine à ramener l’inflation à 2%.

Outre-Atlantique, le marché du travail donne des signes d’essoufflement. Le taux de chômage a certes baissé de 4,3% à 4,2%, et les salaires ont rebondi. Mais les créations d’emplois non agricoles ont déçu en juin. Seulement 57 000 postes ont été créés, contre 115 000 attendus. Les deux mois précédents ont même été révisés à la baisse de 74 000 emplois au total. L’enquête JOLTS montre une stabilisation des offres d’emploi. La dynamique ralentit, sans s’effondrer, mais les investisseurs guettent la suite. Du côté de la Chine, les derniers indicateurs apportent un peu de réconfort. Les indices PMI signalent une activité industrielle soutenue, portée par une demande extérieure robuste. De quoi contrebalancer les incertitudes venues des économies occidentales. Le tableau économique mondial se dessine donc en demi-teinte, entre détente énergétique, inflation maîtrisée et emploi en perte de vitesse.

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