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Nouveaux contrôles aux frontières, l’UE admet que ça coince

Depuis l’automne, un système automatisé enregistre tous les voyageurs non européens qui entrent dans l’Union. Mais dans les aéroports, les files d’attente…

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Nouveaux contrôles aux frontières, l'UE admet que ça coince

Depuis l’automne, un système automatisé enregistre tous les voyageurs non européens qui entrent dans l’Union. Mais dans les aéroports, les files d’attente s’allongent et Bruxelles reconnaît qu’il reste du travail.

Le scénario devient un cauchemar pour des milliers de passagers. Aux heures de pointe, les queues aux frontières peuvent atteindre cinq heures. Des voyageurs attendent parfois dehors, sur les parkings ou devant les terminaux, parce que les services de contrôle n’arrivent pas à suivre le rythme. Les compagnies aériennes et les aéroports parlent d’une pression « insoutenable », surtout en plein été.

Ce nouveau système a pourtant un objectif clair : remplacer le tampon sur le passeport par un enregistrement biométrique. Les autorités peuvent ainsi suivre les entrées, les sorties et repérer ceux qui dépassent la durée autorisée. Plus de 108 millions de passages ont déjà été traités. Près de 44 000 personnes se sont vu refuser l’accès, la plupart parce qu’elles n’avaient pas de motif valable pour justifier leur voyage. Un outil de contrôle plus strict, mais qui coûte du temps.

Ursula von der Leyen l’a dit vendredi : « nous travaillons avec les États membres pour résoudre ces problèmes techniques ». Une réunion est prévue le 7 juillet avec les professionnels du secteur. En attendant, certains responsables européens ne cachent pas leur agacement. La réponse à ceux qui râlent ? « S’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à rejoindre l’espace Schengen. » Pas sûr que ça calme les voyageurs coincés dans les files.

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