Économie
L’argent qui dort dans les poches des riches fait 10% par an depuis 40 ans
Investir dans des entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse rapporte en moyenne 10% par an depuis près de quatre décennies. Mais ce placement juteux…


Investir dans des entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse rapporte en moyenne 10% par an depuis près de quatre décennies. Mais ce placement juteux exige d’avoir beaucoup d’argent et encore plus de patience.
Ce sont des chiffres qui font rêver. Une étude de l’association France Invest, qui regroupe les professionnels du secteur, montre que les fonds de capital-investissement affichent une performance annuelle moyenne nette de 10,8% depuis 1987. Même en traversant les crises financières et économiques, cette rentabilité tient bon. Entre 2020 et 2025, le rendement grimpe à 9,2% par an après frais. Sur la période 2015-2025, il atteint même 10,7%. De quoi laisser loin derrière les placements classiques.
Le private equity fait mieux que presque tout le monde. Sur les dix dernières années, le CAC 40 avec ses dividendes réinvestis plafonne à 9,5% par an. Les petites et moyennes valeurs françaises du CAC Mid & Small culminent à 8,9%. Et l’immobilier locatif, lui, dégringole à seulement 3,3% annuels. C’est trois fois moins que le capital-investissement. L’étude porte sur 1 471 fonds différents. On y trouve du capital-risque pour les start-up, du capital-développement pour les entreprises en croissance, du capital-transmission pour les reprises, ainsi que des fonds d’infrastructures comme la fibre, l’énergie ou les hôpitaux. Mais attention, ces performances sont annoncées avant impôts et prélèvements sociaux. Le gain réel dépend de la situation fiscale de chacun.
Pour autant, ce placement n’est pas ouvert à tout le monde. Il faut d’abord un ticket d’entrée élevé, parfois plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’euros. Ensuite, l’argent reste bloqué huit à dix ans en moyenne. Pas question de le récupérer avant, sauf cas exceptionnel. Enfin, le risque de perdre tout ou partie de sa mise est bien réel. Les entreprises non cotées sont souvent plus fragiles que les géants de la Bourse. Certaines échouent, d’autres font faillite. Avant de se lancer, il est indispensable d’avoir une épargne de précaution solide et de n’investir qu’une partie de son patrimoine. Le capital-investissement peut être un bon complément pour les gros portefeuilles, mais il ne doit jamais représenter la totalité de ses économies.
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