Monde
Jacob Zuma défie son pays en retrouvant un des frères Gupta
Le gouvernement sud-africain accuse l’ex-président de cracher à la figure des contribuables spoliés. Dans la foulée, Zuma annonce son intention de briguer…


Le gouvernement sud-africain accuse l’ex-président de cracher à la figure des contribuables spoliés. Dans la foulée, Zuma annonce son intention de briguer un nouveau mandat en 2029.
La colère est montée d’un cran à Pretoria. Vendredi, la ministre de la Présidence Khumbudzo Ntshavheni a dénoncé avec virulence la récente rencontre entre Jacob Zuma et Ajay Gupta, l’un des trois frères au cœur du plus grand scandale de corruption qu’ait connu l’Afrique du Sud. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre l’ancien président âgé de 84 ans en Inde, dans la ville sainte d’Haridwar, où il qualifie Ajay Gupta de « frère et ami ». Pour le gouvernement, c’est une provocation de trop. « C’est un bras d’honneur fait aux Sud-Africains qui ont perdu énormément d’argent à cause des frasques des frères Gupta », a lancé la ministre.
Derrière cet éclat, il y a une histoire de détournement massive. Les frères Gupta, originaires d’Inde, ont bâti un empire économique sous la présidence de Jacob Zuma, de 2009 à 2018. Un rapport de 2016 les accuse d’avoir versé des pots-de-vin pour influencer des nominations ministérielles et siphonner l’argent d’organismes publics. Ajay Gupta a été déclaré fugitif en 2018 avant que les charges ne soient abandonnées l’année suivante. Ses deux frères, Atul et Rajesh, ont fui aux Émirats arabes unis où une demande d’extradition a été rejetée en 2023. En se rendant en Inde pour rencontrer l’un d’eux, Jacob Zuma semble renouer avec un passé que le pays tente d’enterrer.
Le message ne s’arrête pas là. Dans la même vidéo, l’ex-président déclare qu’il a « décidé de remettre le pays sur les rails » et se dit « candidat » à la présidentielle de 2029. Il dirige désormais le parti d’opposition Umkhonto we Sizwe, qui doit participer aux élections municipales de novembre. Le ministre des Affaires étrangères Ronald Lamola l’accuse de mener une « politique étrangère parallèle ». Le gouvernement a ouvert une enquête sur ce déplacement polémique. Pour beaucoup, Zuma, contraint de démissionner en 2018 sous le poids des soupçons, cherche à reconquérir le pouvoir en jouant avec les symboles qui ont ruiné sa réputation.
À lire aussi





PolitiqueEn Ligne 7 joursBudget 2027, Wauquiez écarte la censure et promet 20 milliards d’économies de plus



PolitiqueEn Ligne 5 joursLe Rassemblement national décroche enfin son premier groupe au Sénat



PolitiqueEn Ligne 6 joursPour Fabien Roussel, mieux vaut dialoguer avec les lycéens que laisser la violence prendre le dessus



SociétéEn Ligne 6 joursJusqu’à 500 lycées fermés lundi, 24 établissements saccagés



Faits DiversEn Ligne 4 joursRefus de mariage à Béziers, 7 500 euros d’amende réclamés contre Robert Ménard



SociétéEn Ligne 5 joursLes tracteurs de la Confédération paysanne vont rejoindre les lycéens dans la rue



EuropeEn Ligne 7 joursMerz débarque à Kiev avec un milliard d’euros et un avertissement à Moscou



SociétéEn Ligne 5 joursMain arrachée, œil perdu et mâchoire brisée, quatre enquêtes sur des blessures de lycéens








