Économie
Ursula von der Leyen prévient la Chine le dialogue commercial doit aboutir vite
La présidente de la Commission européenne met en garde Pékin sans résultats concrets, l’UE agira pour défendre ses entreprises. Le déficit commercial…


La présidente de la Commission européenne met en garde Pékin sans résultats concrets, l’UE agira pour défendre ses entreprises. Le déficit commercial atteint un milliard d’euros par jour et les 27 commencent à perdre patience.
Les discussions entre l’Union européenne et la Chine pour calmer les tensions commerciales ne peuvent pas durer indéfiniment. Ursula von der Leyen l’a rappelé vendredi depuis Cork en Irlande. Elle insiste sur une chose le dialogue est indispensable, mais il faut qu’il débouche sur des avancées réelles. Sinon, les Vingt-Sept devront sortir l’artillerie lourde pour protéger leurs industries. La cheffe de l’exécutif européen a assuré que l’Europe était « prête à tous les scénarios », avec tous les leviers nécessaires déjà en place et d’autres options en réserve si la situation l’exigeait.
Concrètement, les négociations ont commencé lundi entre le ministre chinois du Commerce Wang Wentao et le commissaire européen Maros Sefcovic. L’objectif est de trouver une issue à l’amiable aux tensions qui empoisonnent les échanges. Bruxelles veut notamment dénoncer la concurrence déloyale liée aux subventions chinoises et le manque d’accès des entreprises européennes au marché chinois. Le calendrier est serré puisque Sefcovic espère obtenir « de premiers résultats concrets » dès octobre, lorsqu’il se rendra à son tour en Chine sur invitation de son homologue. Un délai court, alors que les Européens réclament à Bruxelles de muscler son arsenal de défense commerciale pour mieux riposter face aux distorsions de concurrence venues de l’étranger.
Le chiffre parle de lui-même le déficit commercial de l’UE vis-à-vis de la Chine dépasse aujourd’hui un milliard d’euros par jour. Un gouffre que l’Europe attribue en grande partie à des pratiques considérées comme déloyales de la part de Pékin. Derrière les déclarations fermes de von der Leyen, il y a donc une vraie pression des États membres et des industriels. Si le dialogue n’accouche pas de progrès tangibles d’ici quelques semaines, les Vingt-Sept n’hésiteront pas à activer les leviers qu’ils ont préparés pour défendre leurs intérêts. Le ton monte mais la porte reste ouverte encore un peu.
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