Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Les faillites d’entreprises baissent un peu en mai… mais restent à un niveau alarmant

Après des mois de hausse, le nombre de défaillances a légèrement reculé en mai. Pourtant, la situation reste tendue pour de nombreuses sociétés.

Article

le

Les faillites d'entreprises baissent un peu en mai… mais restent à un niveau alarmant

Après des mois de hausse, le nombre de défaillances a légèrement reculé en mai. Pourtant, la situation reste tendue pour de nombreuses sociétés.

En mai, 70.077 entreprises ont mis la clé sous la porte en France sur les douze derniers mois. C’est un peu moins que les 70.257 recensées fin avril. Une bonne nouvelle ? Pas vraiment. Ce chiffre reste 4,4% plus élevé qu’à la même période l’an passé. La Banque de France parle d’un niveau « élevé », dans un contexte économique morose, marqué par des chocs successifs et des incertitudes qui fragilisent les finances des sociétés.

Ce léger mieux s’explique surtout par la construction, seul grand secteur à voir ses défaillances reculer (3,2% de moins sur un an). Les transports et l’entreposage ralentissent aussi leur progression. Mais partout ailleurs, ça ne va pas mieux. L’agriculture, la sylviculture et la pêche explosent avec près de 20% de faillites en plus. L’enseignement, la santé et les services aux ménages grimpent aussi fortement. Côté taille, ce sont surtout les microentreprises qui tirent la baisse vers le bas. Les PME, elles, enregistrent 70.010 défaillances, en hausse de 4,3% sur un an. Quant aux ETI et grandes entreprises, leur nombre de faillites bondit de 15,5%, même si en valeur absolue cela reste faible (67 cas).

Derrière ces chiffres, un paradoxe : le tissu entrepreneurial continue de grossir. Plus de 1,2 million d’entreprises ont été créées en un an, soit 10% de plus que l’année précédente. Cela signifie que de nouvelles structures naissent, mais que beaucoup d’autres peinent à survivre. Les difficultés s’accumulent pour les sociétés déjà installées, prises dans une conjoncture dégradée. Les prochains mois diront si cette légère accalmie est durable ou si la tendance repart à la hausse.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus