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Léon XIV pose un geste fort à Lampedusa

Alors que l’Europe verrouille ses frontières, le pape se rend sur l’île symbole des naufrages en Méditerranée. Il dénonce les murs et appelle à l’accueil…

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Léon XIV pose un geste fort à Lampedusa

Alors que l’Europe verrouille ses frontières, le pape se rend sur l’île symbole des naufrages en Méditerranée. Il dénonce les murs et appelle à l’accueil des migrants.

Samedi matin, le pape Léon XIV a foulé le sol de Lampedusa, cette petite île italienne de 20 kilomètres carrés coincée entre la Tunisie et Malte. Un lieu devenu le théâtre d’un drame humain qui ne faiblit pas des milliers de migrants risquent leur vie chaque année pour tenter de rejoindre l’Europe. Le souverain pontife a choisi d’y venir malgré la pression politique, alors que l’Union européenne vient d’adopter des mesures migratoires plus strictes, avec des centres de rétention hors de ses frontières.

La visite a commencé dans un cimetière où reposent des migrants non identifiés, sous des tombes numérotées. Léon XIV a déposé une gerbe devant ce lieu de mémoire, avant de se diriger vers la Porte de l’Europe, un monument dédié aux disparus. Sur le quai où les survivants débarquent, il a béni une plaque en hommage à son prédécesseur François, qui avait fait de ce même déplacement son premier voyage apostolique en 2013. Puis il a célébré une messe en plein air sur un terrain de sport, entouré d’habitants et de secouristes. Ce programme serré d’une demi-journée montre une volonté claire de mettre en lumière ceux que l’on préfère souvent oublier.

Ce déplacement n’est pas anodin. Léon XIV, pape américain de 70 ans, a fait de la défense des migrants un thème central de son pontificat. Il avait déjà visité les îles Canaries le mois dernier, dénonçant le trafic d’êtres humains. Cette fois, sur la route méditerranéenne la plus meurtrière du monde avec plus de 1 300 morts ou disparus en 2025 seulement, il réitère son appel à des voies légales et sûres pour ceux qui fuient la guerre ou la misère. Il critique aussi les expulsions massives menées aux États-Unis, son pays d’origine, et qualifie d’inhumain le traitement réservé aux migrants. Un message qui résonne particulièrement à Lampedusa, où l’on dénombre plus de 14 000 arrivées au premier semestre malgré les dangers.

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