Politique
Trump monte au créneau pour le 250e anniversaire des États-Unis
Entre chaleur extrême, meeting géant et discours alarmiste, le président américain transforme la fête nationale en tribune politique. Les États-Unis…


Entre chaleur extrême, meeting géant et discours alarmiste, le président américain transforme la fête nationale en tribune politique. Les États-Unis soufflent leurs 250 bougies dans un climat de division profonde.
Ce 4 juillet 2026 n’est pas un anniversaire comme les autres. Les États-Unis fêtent leurs 250 ans, un cap historique marqué par la signature de la Déclaration d’indépendance en 1776. Mais derrière les drapeaux et les feux d’artifice, le pays est fracturé. Donald Trump a choisi ce moment pour tirer la sonnette d’alarme sur ce qu’il appelle une « nouvelle offensive » contre l’identité américaine. Depuis le pied du mont Rushmore, vendredi soir, il a dénoncé des « radicaux et des extrémistes » qui menaceraient selon lui l’esprit patriotique. Un discours ultra-patriotique qui contraste avec le moral des troupes selon un sondage récent 61% des Américains estiment que leur pays n’est pas à la hauteur des idéaux de 1776.
La météo n’arrange rien. À Washington, plus de 38°C sont annoncés avec une chaleur ressentie frôlant les 43°C à cause de l’humidité. Le traditionnel défilé du 4 Juillet a été annulé. Mais Donald Trump ne recule pas. Il a prévu un meeting sur le National Mall samedi soir, suivi d’un feu d’artifice géant de 850 000 fusées pendant 40 minutes. Le président a ironisé sur la chaleur, promettant « un discours vraiment long » pour montrer qu’il peut tout faire. Son meeting aura des allures de campagne électorale, avec survols aériens, fanfares militaires et même sa playlist personnelle. Une façon de s’approprier l’événement alors que des élections de mi-mandat se profilent.
Les Américains, eux, vivent cette fête nationale avec des sentiments mêlés. Certains expriment leur lassitude, comme Johnny Presley, artiste à Los Angeles, qui dit en avoir « ras-le-bol » de la manière dont le pays traite ses habitants. D’autres, comme Karisa Tavassoli, enseignante à Atlanta, retiennent les libertés fondamentales dont elle bénéficie en tant que femme et Irano-Américaine. Quant à Alonzo Coby, architecte de la tribu Shoshone-Bannock dans l’Idaho, il rappelle une vérité simple les Amérindiens étaient là bien avant 1776. Une piqûre de rappel qui résonne dans une Amérique en quête de sens.
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