Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

250 ans d’Amérique, entre patriotisme et désenchantement

Le 4 juillet 2026, les États-Unis soufflent leurs 250 bougies, mais la fête est loin de rassembler tout le monde. Entre une canicule étouffante, un…

Article

le

250 ans d'Amérique, entre patriotisme et désenchantement

Le 4 juillet 2026, les États-Unis soufflent leurs 250 bougies, mais la fête est loin de rassembler tout le monde. Entre une canicule étouffante, un président qui s’invite sur tous les plateaux et une population qui doute, l’unité n’est pas au rendez-vous.

Samedi, l’Amérique célèbre un anniversaire historique. Mais ce 250e été est marqué par une chaleur extrême. À Washington, le thermomètre dépasse les 38°C, et avec l’humidité, la température ressentie approche les 43°C. Résultat, le traditionnel défilé du 4 Juillet est annulé dans la capitale. Pourtant, Donald Trump n’a rien changé à ses plans. Le président républicain a transformé cette fête nationale en une vitrine personnelle. Il doit tenir un meeting géant sur le National Mall, en plein cœur de Washington, suivi d’un feu d’artifice de 850 000 fusées pendant 40 minutes. Lui-même en plaisante, quitte à frôler l’imprudence. Il fait trop chaud pour beaucoup, mais pas pour lui qui promet un discours très long, pour montrer, dit-il, qu’il peut tout faire.

La veille, au pied du mont Rushmore, Donald Trump a donné le ton. Dans un discours ultra-patriotique, il a célébré le « miracle américain » tout en dénonçant une « nouvelle offensive » venue de « radicaux et d’extrémistes ». Il a même évoqué une « résurgence de la menace communiste ». Une rhétorique qu’il utilise de plus en plus, à l’approche des élections de mi-mandat. Pendant ce temps, un sondage de l’université Quinnipiac révèle que 61 % des Américains estiment que le pays ne vit pas à la hauteur des idéaux de 1776. La fête officielle peine à convaincre. La « grande foire » organisée par Trump sur le National Mall, censée durer plusieurs jours, est clairsemée, ses stands souvent vides.

De l’autre côté de l’écran, les voix des citoyens racontent une Amérique fracturée. Johnny Presley, un artiste de Los Angeles, souffle sa lassitude. Il dit en avoir ras-le-bol de la manière dont le pays traite les gens et ses voisins. À Atlanta, Karisa Tavassoli, Irano-américaine de 31 ans, retient elle aussi des motifs d’inquiétude, mais elle voit aussi une liberté précieuse, celle de s’exprimer, de croire, de s’habiller comme elle veut. Et puis il y a Alonzo Coby, architecte amérindien de la tribu Shoshone-Bannock, dans l’Idaho. Lui est content de célébrer, mais il lance un rappel discret et fort. Les Amérindiens, dit-il, sont présents sur ces terres depuis bien plus longtemps que 250 ans. La fête a son revers, et ce 250e anniversaire le rappelle avec une clarté brûlante.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus