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Imane Khelif engage un combat juridique contre les tests de féminité dans le sport

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La boxeuse algérienne, médaillée d’or à Paris 2024, conteste devant le Tribunal arbitral du sport les nouvelles dispositions de World Boxing. Son recours pourrait influer sur les règlements applicables à l’ensemble des disciplines olympiques.

Imane Khelif a formé un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester la validité des tests de féminité récemment instaurés par World Boxing. La pratiquante, sacrée championne olympique dans la catégorie des moins de 66 kg lors des Jeux de Paris, réclame l’annulation de la décision qui l’a privée de compétition en juin dernier pour défaut de réalisation du test chromosomique désormais obligatoire.

La requête de l’athlète algérienne inclut également une demande de participation sans restriction aux prochains Championnats du monde de Liverpool, qui débutent cette semaine. Toutefois, le TAS a d’ores et déjà rejeté la mesure d’urgence sollicitée, sans calendrier fixé à ce stade pour l’examen au fond.

Cette procédure intervient dans un contexte de vives polémiques ayant entouré la participation de Imane Khelif aux Jeux olympiques. Ciblée par des campagnes de désinformation la présentant comme un homme, la boxeuse avait déjà été écartée des Mondiaux 2023 par l’ancienne instance dirigeante, l’IBA, en raison de sa formule chromosomique.

L’affaire dépasse le seul cadre pugilistique. Elle pose des questions fondamentales sur les méthodes de détermination du sexe biologique dans le sport de haut niveau. Le test contesté, basé sur la détection du gène SRY associé au chromosome Y, avait été abandonné après 1996 face aux critiques de la communauté médicale et des défenseurs des droits humains.

De nombreux scientifiques rappellent que les caractéristiques biologiques du sexe ne se réduisent pas à la seule présence de chromosomes XY. Des facteurs gonadiques, hormonaux et phénotypiques entrent en jeu, dans des proportions variables selon les individus.

Saisi de ce dossier épineux, le Comité international olympique a mis en place un groupe de travail en juin dernier, chargé d’élaborer des lignes directrices claires concernant l’accès aux compétitions féminines. Jusqu’à présent, l’institution olympique privilégiait une approche fondée sur le cas par cas, sans présomption systématique d’avantage compétitif.

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