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Économie

Face à l’inflation, le gouvernement présente un budget amendé pour « protéger »

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« Aider l’économie à résister », « protéger » et « soutenir » les Français face à l’inflation: tels sont les objectifs revendiqués par le gouvernement qui a présenté mercredi en Conseil des ministres un deuxième projet de budget rectificatif pour 2022, jugé sévèrement par les oppositions. 

« Il s’agit toujours d’aider notre pays à faire face à l’augmentation des prix de l’énergie », a insisté le ministre des Comptes publics Gabriel Attal, auditionné en milieu de journée par la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Dans la « filiation directe » du premier projet de loi de finances rectificative, le texte « traduit une volonté de soutenir et protéger dans un contexte où l’inflation reste à un niveau élevé » (6,2% sur un an en octobre selon l’estimation provisoire de l’Insee), a-t-il ajouté.

Pour amortir le choc de la hausse des prix, le gouvernement prévoit donc le versement d’un nouveau chèque énergie pour les plus modestes, d’un montant de 1,5 milliard d’euros, mais aussi le prolongement de la ristourne à la pompe jusqu’au 15 novembre, pour 440 millions d’euros. Il ajoute une enveloppe de 275 millions d’euros pour aider les universités et les organismes de recherche à faire face à la flambée des coûts de l’énergie et une autre de 200 millions d’euros pour les dépenses de carburant du ministère des Armées.

Des aides « ponctuelles et pas à même de faire face à la baisse du pouvoir d’achat », a regretté le président de la Commission des Finances Eric Coquerel (La France insoumise).

Moins de déficit

Du côté du Rassemblement national, le député Jean-Philippe Tanguy s’est indigné de l’absence d’aides sur le chauffage au bois et du renoncement du gouvernement à mettre en place un « chèque alimentation », plusieurs fois évoqué mais jamais concrétisé en raison de sa complexité.

Plusieurs commissaires aux Finances se sont aussi insurgés du délai très court entre l’envoi du texte à la commission, dans la soirée de mardi, et l’audition.

Face aux demandes de dépenses supplémentaires, le gouvernement a affiché son souci de maîtriser les comptes publics. L’exécutif anticipe d’ailleurs un déficit ramené à 4,9% du PIB en 2022, contre 5% dans sa précédente estimation.

A la fin du troisième trimestre, les recettes fiscales nettes s’établissent à 227,9 milliards d’euros, en hausse d’environ 17% sur un an (195 milliards d’euros en 2021), selon des données publiées mercredi par Bercy.

L’Etat va aussi récupérer deux milliards d’euros sur les sommes qu’il avait prévues dans le cadre des prêts garantis par l’Etat (PGE) pour faire face à d’éventuels impayés, grâce à de moindres défauts de paiement.

Le gouvernement ne modifie pas en revanche ses autres prévisions macroéconomiques pour 2022, avec une croissance de 2,7% du PIB (produit intérieur brut) et une inflation à 5,4% sans compter les prix du tabac (5,3% en les prenant en compte).

« Plausibles »

Des anticipations que le Haut Conseil des Finances publiques (HCFP) juge « crédibles » et « plausibles » malgré des « incertitudes ».

Auditionné mercredi après-midi à l’Assemblée, son président Pierre Moscovici a déploré que le HCFP n’ait pas disposé des chiffres de la croissance du troisième trimestre au moment de rendre son avis.

Selon les données publiées par l’Insee, le PIB a progressé de 0,2% cet été. Compte tenu de cette information, « en l’absence de révision, une croissance de 0,5% serait nécessaire au 4e trimestre pour atteindre 2,7% sur l’ensemble de l’année », a expliqué Pierre Moscovici.

Ce qui fait dire au président du HCFP que « la prévision de croissance du gouvernement demeure atteignable, mais qu’elle est désormais un tout petit peu élevée ».

L’examen du projet de budget rectificatif débutera à l’Assemblée nationale le 7 novembre, puis le 14 au Sénat.

Sa présentation intervient alors qu’une bataille parlementaire est en cours depuis plusieurs jours à l’Assemblée autour du vote du budget 2023 de l’Etat et de la Sécurité sociale.

La Première ministre Elisabeth Borne a déjà dégainé trois fois l’arme constitutionnelle du 49.3, qui permet de faire passer un texte sans vote en engageant la responsabilité du gouvernement. Un quatrième recours au 49.3 pourrait être décidé dans les prochains jours pour faire adopter l’ensemble du projet de loi de finances en première lecture.

Économie

Renault : Le groupe augmente de 110 euros net par mois ses salariés

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Renault : Le groupe augmente de 110 euros net par mois ses salariés

Il s’agit d’une mesure présentée aux syndicats dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Elle pourra toutefois être appliquée même sans leur accord.

Renault a proposé un budget en augmentation de 7,5 % pour soutenir le pouvoir d’achat de ses salariés en 2023 à l’issue des négociations annuelles obligatoires (NAO) achevées jeudi soir, ce qui garantit une augmentation moyenne de 110 euros net par mois pour chaque salarié.

Les hausses de salaires se divisent entre augmentations générales et individuelles, et une prime de soutien au pouvoir d’achat sera en outre versée aux ouvriers, techniciens, agents de maîtrise et cadres dans la limite d’un certain niveau de revenus, a précisé vendredi le constructeur automobile à l’AFP.

Cette prime, d’un montant de 700 euros, sera attribuée aux salariés gagnant jusqu’à trois fois le Smic. L’ensemble de ces mesures permet une augmentation moyenne de 110 euros net par mois en 2023, a assuré le groupe. Elles doivent entrer en vigueur à partir du 1er février.

La CFDT s’est réjouie de l’effort consenti par la direction de Renault, dans un communiqué.

Aucun syndicat (CFE-CGC, CGT, CFDT et FO) n’avait accepté en 2022 de valider l’accord trouvé au terme des négociations annuelles. Celui-ci proposait d’augmenter les salaires de 1,9 % en moyenne pour 2022, une mesure complétée par des distributions d’actions aux salariés mais bloquées pendant cinq ans.

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Économie

Une moitié des Français détient 92% du patrimoine du pays, selon l’Insee

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Une moitié des Français détient 92% du patrimoine du pays, selon l'Insee

Selon la dernière enquête de l’INSEE sur le patrimoine des Français, 50% des Français détiennent 92% du patrimoine. Un déséquilibre stable dans le temps.

Le patrimoine des Français reste très inégalement réparti. En témoigne cette nouvelle enquête de l’Insee menée entre octobre 2020 et mars 2021. La moitié de la population possède ainsi 92% du patrimoine brut des ménages, c’est-à-dire de l’ensemble de leurs ressources (immobilières, financières, professionnelles), avant déduction d’éventuels emprunts. L’autre moitié n’en possède que 8%. Cette répartition est stable par rapport à 2018.

Un patrimoine brut médian à 177.200€

D’après cette enquête, réalisée tous les trois ans par l’Institut national des statistiques auprès de 10.000 ménages, la moitié détiennent plus de 177.200€ de patrimoine brut (soit 124.800€ net), et la moitié, moins de 177.200€. Le patrimoine immobilier constitue l’essentiel du patrimoine des ménages (62%). Près de six ménages français sur dix sont propriétaires de leur résidence principale. Ceux-ci sont en moyenne plus de huit fois plus dotés en patrimoine que les locataires ou les personnes logées gratuitement.

Viennent ensuite le patrimoine financier et le patrimoine professionnel (terres, machines, bureaux, stocks), qui représentent respectivement 21% et 11% du patrimoine brut des Français. Plus le ménage est doté, plus la part du patrimoine immobilier diminue au profit des patrimoines professionnels et financiers. Ainsi, pour les 1% des ménages les plus dotés, le patrimoine est équilibré avec environ un tiers de patrimoine professionnel (34%), un tiers de patrimoine immobilier (36%) et un tiers de patrimoine financier (27%). Est également inclus dans ce calcul le patrimoine résiduel (voiture, équipements de maison, bijoux) qui ne constitue que 6% du patrimoine total des Français, mais 68% de celui des moins dotés, qui ne possèdent peu ou pas de patrimoine immobilier.

L’écart se creuse entre les 10% les mieux lotis et les 10% les moins bien dotés

L’enquête de l’INSEE révèle également que l’écart de patrimoine se creuse entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres, en termes de patrimoine. Les mieux dotés disposent en moyenne de 716.300€ d’actifs bruts, contre 4.400€ pour les plus pauvres, soit 163 fois plus. Le rapport est plus élevé qu’en 2018, où il était de 158. Globalement, les 5% des Français les mieux dotés détiennent 34% du patrimoine du pays, et les 1% les mieux dotés, 15%. Ces derniers, les plus favorisés, détiennent des patrimoines supérieurs à deux millions d’euros.

Dans le détail, les 5% des ménages les mieux dotés en patrimoine financier en possède 49% et les 5% les mieux dotés en patrimoine immobilier en détiennent 29%. Enfin, les 5% les mieux dotés en patrimoine professionnel en possèdent 95%.

L’Insee indique également que « le patrimoine brut augmente continûment avec l’âge jusqu’à 60 ans », avant de décroître légèrement. Le patrimoine immobilier d’un ménage connaît un pic entre 40 et 49 ans, et le patrimoine financier augmente régulièrement tout au long de la vie.

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Économie

Les syndicats de VTC signent un accord pour un revenu minimum de 7,65 euros par course

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A partir du 1er février, en incluant les commissions, le prix de la plus petite course devrait ainsi s’élever à environ 10,20 euros pour le passager sur une application comme Uber.

Les plateformes VTC et les représentants des chauffeurs VTC indépendants ont signé un accord sur le revenu minimum par trajet, ont annoncé mercredi Uber et des organisations syndicales, décrivant une démarche « inédite » pour renforcer la protection des travailleurs indépendants du secteur.

Dans un communiqué, le géant américain des VTC indique que l’accord fixe à 7,65 euros le revenu minimum net par trajet perçu par les chauffeurs, « quelle que soit l’application qu’ils utilisent ». L’accord concerne aussi les livreurs indépendants.

Uber fait savoir qu’il a pris la décision d’appliquer pour les passagers, dès le 1er février prochain, une hausse de 27% du tarif minimum des courses recommandées sur la plateforme. Ce montant va ainsi passer de 8 euros à 10,20 euros, précise l’entreprise.

Cet accord intervient dans un contexte de volonté de l’Union européenne de donner davantage de droits à ceux travaillant par l’intermédiaire de plateformes numériques.

Vantant un « accord inédit en France », les associations et organisations syndicales représentatives dans le secteur VTC ont déclaré dans un communiqué distinct qu’il s’agissait d’une « première étape », avec l’objectif de « négocier les autres problématiques que rencontrent les chauffeurs VTC » en intensifiant les discussions cette année.

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