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Edouard Philippe, le trait d’union qui prend de l’épaisseur

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Libéré de Matignon et populaire dans les sondages, Edouard Philippe récuse toute autre ambition que de rester un incontournable trait d’union entre la majorité et la droite modérée, comme vendredi à Angers où il partagera avec des amis maires son expérience de la crise du coronavirus.

Plus de 80 jours après son départ de Matignon, Edouard Philippe continue de surfer dans les enquêtes d’opinion sur la vague de sympathie qui a gonflé avec la gestion de l’épidémie, caracolant en tête des classements des personnalités et autres baromètres de confiance, plébiscité à droite et salué à gauche. Que faire d’un tel capital ?

Après deux mois à basses ondes, durant lesquels il s’est replié sur sa mairie du Havre et a pris quelques vacances, M. Philippe a refait surface pour soutenir ses proches engagés dans les élections sénatoriales, à l’image du ministre Sébastien Lecornu ce mercredi dans l’Eure.

Il est surtout attendu vendredi matin à Angers, à l’invitation du maire Christophe Béchu (ex-LR) et de l’association qu’il a fondée « La République des maires », en point d’orgue d’une matinée d’ateliers consacrés à la gestion de la crise du coronavirus.

« On accueille l’un des nôtres, un élu local, un maire qui croit aux racines », vante M. Béchu qui savoure le coup de projecteur en évoquant ces « dizaines » de demandes de ses administrés, recalés malgré leur désir d’écouter l’ancien chef du gouvernement. « Il a pris une autre dimension », observe-t-il.

La place de M. Philippe dans le dispositif macronien reste toutefois encore à éclaircir. A son départ de Matignon, l’entourage de M. Macron avait fait savoir que M. Philippe avait accepté « d’aider le président » à « consolider la majorité ».

Une mission vague, jamais détaillée d’un côté comme de l’autre. « Je n’ai pas eu de précision, d’explication sur ce que le président attendrait d’Edouard », souligne l’eurodéputé Gilles Boyer, ami de M. Philippe.

Mais « Edouard Philippe, c’est un atout pour la majorité » qu’il « a contribué pendant trois ans à élargir » en faisant se rapprocher des électeurs « qui souhaitaient la réussite du président, étaient déconcertés par Les Républicains mais ne voulaient pas adhérer à La République en marche », ajoute-t-il.

L’ancien Premier ministre poursuivrait donc cette tâche. A Angers, il s’adressera ainsi à un public de maires de droite modérée, certains ayant quitté LR, et qui soutiennent l’action du gouvernement.

Trait d’union

Malgré leur proximité revendiquée avec la majorité, certains d’entre eux ont été échaudés d’avoir dû affronter des candidats LREM aux municipales. « C’est là qu’on voit que les lignes ne sont pas encore stables », analyse M. Boyer, en notant que pour ces élus, M. Philippe, ex-LR et héritier d’Alain Juppé, fait donc office de trait d’union avec la majorité.

Une passerelle importante, à l’heure où M. Macron souhaite construire une « maison commune » en vue de la présidentielle de 2022. Cette stature pourrait-elle, pour autant, conduire M. Philippe à structurer plus formellement sa petite entreprise politique, fort de son réseau d’élus locaux ?

Les adhérents de « La République des maires » se retrouveront d’ailleurs vendredi après-midi pour « un temps plus statutaire », « pour se poser des questions sur la suite », glisse M. Béchu.

Cependant, « Edouard, il a deux caractéristiques: il est très libre et sa loyauté est évidente. Et Emmanuel Macron le sait parfaitement », assure le député Thierry Solère.

Un autre ami abonde: « La grande force d’Edouard est que rien de ce qu’il montre n’est différent de ce qu’il est. Il est loyal, point barre. Tous les débats: +et si…+, ce sont des débats qui n’ont pas lieu d’être », s’agace-t-il.

« Il a quitté Matignon avec plein d’envies », souligne le même proche. « Il a du jus, de l’énergie, il est jeune, il a, je crois, le sentiment du devoir accompli. Pour lui, l’éventail des possibles est vaste », appuie-t-il.

M. Philippe, 49 ans, devrait devenir prochainement administrateur indépendant du groupe informatique Atos et entame l’écriture d’un livre, « mélange de récit et d’essai sur ce que peut représenter de diriger un pays comme la France en 2020 » selon son co-auteur Gilles Boyer.

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France

Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

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Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

Le Parti socialiste a finalement trouvé un accord ce samedi après-midi, après plusieurs jours de contestations internes sur les résultats de l’élection du premier secrétaire du parti.

Soumis de 14 à 16 heures au vote des délégués du Congrès socialiste à Marseille, un protocole d’accord a finalement été entériné vers 15 heures ce samedi, confirmant la victoire d’Olivier Faure comme premier secrétaire du PS, à l’issue de plusieurs jours de contestations internes. Les 186 délégués ont à la quasi-unanimité brandi leur carton rouge validant l’accord entre les deux rivaux, portant sur la composition de la direction notamment. « Cette maison, vous venez encore, une fois de plus, de la sauver », a réagi au micro, sous les applaudissements, le maire de Marseille Benoît Payan, qui a dit « avoir eu peur ces derniers jours ».

Le texte détermine que son rival Nicolas Mayer-Rossignol, sceptique vis-à-vis de l’alliance de gauche Nupes et qui contestait jusqu’à présent sa victoire, deviendra premier secrétaire délégué au côté de la maire de Nantes pro-Faure Johanna Rolland. Hélène Geoffroy, chef de file des anti-Nupes, prendra la présidence du conseil national, le parlement du parti.

Le maire de Rouen a contesté pendant plusieurs jours la victoire du premier secrétaire sortant (avec officiellement 51,09 %). Nicolas Mayer-Rossignol ne cache pas ses réticences vis-à-vis de LFI et d’un accord qui a déçu beaucoup de socialistes.

Organigramme

À l’issue d’un premier vote sur le texte d’orientation, Olivier Faure avait obtenu 49 % des voix et le maire de Rouen autour de 30 %, devant une troisième candidate, la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy (autour de 20 %).

Les négociations se sont notamment débloquées lorsque cette dernière, qui n’avait pas pu se maintenir et avait décidé de soutenir Nicolas Mayer-Rossignol, a indiqué qu’elle ne souhaitait pas intégrer la direction, mais rester dans l’opposition. « Ils assument d’être la minorité, mais ne sont plus avec Nicolas Mayer-Rossignol, ce qui change la donne » et le rapport de force, explique une proche d’Olivier Faure.

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Des « mairies solidaires » fermées le 31 janvier contre la réforme des retraites

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Des "mairies solidaires" fermées le 31 janvier contre la réforme des retraites

Plusieurs maires ont annoncé la fermeture de leur mairie pour cette journée de grève, afin de permettre aux agents municipaux de participer à la mobilisation, mais aussi de protester eux-mêmes contre cette mesure.

Plusieurs mairies ont annoncé des actions pour le 31 janvier, journée d’appel à la grève générale contre la réforme des retraites, afin de permettre aux agents municipaux de se joindre à la mobilisation mais aussi de protester contre cette mesure.

Après l’appel lancé par Fabien Roussel de fermer les mairies le 31 janvier par « solidarité » envers les mobilisations prévues contre la réforme des retraites, Anne Hidalgo a annoncé fermer les portes de l’Hôtel de ville de Paris. Cette décision présentée comme symbolique revêt « un problème moral », voire « politique », a fait savoir le ministre du Travail Olivier Dussopt.

« J’ai un peu le sentiment que la maire de Paris confond les services municipaux avec une annexe du Parti socialiste », a ainsi dénoncé le ministre, ce vendredi matin. Le membre du gouvernement dénonce le fait que « l’engagement politique » de l’élue prive les Parisiens, parmi lesquels certains sont « favorables à la réforme » ou « n’y sont pas opposés ».

Cette initiative pose également pour Olivier Dussopt « une vraie question politique en termes de neutralité et de respect des convictions ». D’autres mairies ont annoncé interrompre leurs services le temps de la deuxième journée de mobilisation.

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Politique

Enquête ouverte sur la consommation de cocaïne du député Renaissance Emmanuel Pellerin

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Enquête ouverte sur la consommation de cocaïne du député Renaissance Emmanuel Pellerin

Au lendemain des révélations de Mediapart, le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) ouvre une procédure incidente pour usage de produits stupéfiants à l’encontre du député Renaissance de Boulogne-Billancourt.

Le parquet de Nanterre annonce jeudi 26 janvier à franceinfo avoir ouvert une nouvelle enquête sur la consommation de drogue supposée du député de la majorité Emmanuel Pellerin (Renaissance). Dans un article publié mercredi, Mediapart assurait que le député des Hauts-de-Seine « a consommé de la cocaïne avant et après son élection à l’Assemblée en juin dernier » et que « confronté à (ces) éléments, il a reconnu cet usage illégal ».

Cette enquête préliminaire, ouverte pour « usage de produits stupéfiants » a été ouverte « à la suite d’éléments nouveaux communiqués au mois de décembre et de ceux révélés mercredi par Mediapart », indique le parquet de Nanterre dans un communiqué. Une première enquête pour « provocation directe d’un mineur à l’usage illicite de produits stupéfiants » avait été classée sans suite faute d’éléments caractérisant en septembre dernier.

L’exclusion possible du député examinée par son parti lundi

Dans son article, Mediapart écrit qu’Emmanuel Pellerin « a justifié sa consommation » de drogue, « à l’occasion de dîners et de soirées », « par des difficultés personnelles et familiales « , à partir de juin 2020. L’élu explique avoir « repris de la drogue le week-end où on a fêté (son) investiture au mois de juillet ». « Après c’était terminé », assure-t-il.

La première enquête classée sans suite avait elle été ouverte sur la base de déclarations du fils d’Emmanuel Pellerin, âgé de 11 ans, racontant à sa psychologue que son père lui avait présenté une boîte contenant des produits stupéfiants.

Après ces nouvelles révélations de Mediapart, le parti Renaissance a expliqué qu’il examinera lundi l’exclusion du député. « Si les faits sont avérés, ils portent gravement atteinte à l’image du Parlement mais aussi du parti dont il est adhérent », a indiqué le porte-parole de Renaissance, Loïc Signor.

L’enquête a été confiée à la brigade de sûreté territoriale des Hauts-de-Seine. La peine encoure pour « usage de stupéfiants » est d’un an de prison et de 3 750 euros.

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