Faits Divers
Dix ans après le drame, la justice française s’apprête à rendre son verdict


Le tribunal correctionnel de Paris a fixé au 28 septembre la date de son jugement dans le procès de la compagnie espagnole Swiftair, poursuivie pour homicides involontaires après la disparition du vol AH5017 en 2014.
La décision du tribunal correctionnel de Paris est désormais attendue pour la fin du mois de septembre. Cette audience de clôture, jeudi, a mis un terme à trois semaines de débats consacrés à l’examen des responsabilités dans la perte de l’appareil. L’avion, un McDonnell Douglas MD-83 affrété par Air Algérie mais exploité par Swiftair avec son équipage, s’était abîmé en pleine zone désertique du Sahel malien dans la nuit du 24 juillet 2014. A son bord se trouvaient cent seize personnes, dont cinquante-quatre ressortissants français.
Mercredi, le parquet avait conclu ses réquisitions en demandant la condamnation de la compagnie aérienne à l’amende maximale de 225 000 euros. Les magistrats du siège ont désormais pris l’affaire en délibéré. Les investigations techniques, menées par le Bureau d’enquêtes et d’analyses français, avaient établi que l’accident était survenu après la formation de givre dans des capteurs de vitesse, lors du franchissement d’une zone orageuse. Cette obstruction avait provoqué le ralentissement automatique des moteurs, une situation à laquelle les pilotes n’avaient pas su réagir à temps pour éviter la perte de contrôle de l’appareil.
Lors de la dernière journée d’audience, la défense de Swiftair a plaidé avec fermeté en faveur d’une relaxe. Les avocats de la compagnie ont contesté le fondement juridique de la poursuite, arguant que les manquements allégués ne constituaient pas nécessairement une faute pénale engageant la responsabilité de leur client. Ils ont notamment mis en avant le fait que les autorités judiciaires espagnoles avaient, de leur côté, prononcé un non-lieu dans cette affaire. L’avocate principale de la défense a souligné l’absence, selon elle, de lien causal certain entre les éventuels défauts de formation pointés par l’accusation et la survenue du drame.
Les débats ont largement porté sur les conditions dans lesquelles l’équipage avait abordé cette phase de vol critique. Le parquet s’était appuyé sur des expertises mettant en cause une préparation insuffisante des deux pilotes, notamment concernant les procédures de gestion du givrage. La défense a rétorqué en présentant une analyse technique visant à démontrer la compétence des navigants et la complexité exceptionnelle des conditions météorologiques rencontrées. Elle a insisté sur le caractère hypothétique de toute interprétation des événements, la boîte noire de l’appareil n’ayant pu fournir d’enregistrement exploitable des conversations en cockpit.





PolitiqueEn Ligne 6 joursLes députés rejettent le budget 2027, Lecornu face à un casse-tête



Faits DiversEn Ligne 3 joursMimi Marchand jette l’éponge en pleine audience, Karine Le Marchand vide son sac



SociétéEn Ligne 7 joursTrois mille remplaçants débarquent dans les lycées les plus tendus



Faits DiversEn Ligne 7 joursRima Hassan porte plainte après une vidéo où un fusil est braqué vers la caméra



EuropeEn Ligne 5 joursTrump réclame un nouveau président en Ukraine et Zelensky dénonce un écran de fumée



MondeEn Ligne 7 joursSantiago ensevelie sous la boue, un quartier cossu déclaré zone de catastrophe



PolitiqueEn Ligne 7 joursLe Rassemblement national rate sa journée à l’Assemblée, bloqué par la gauche et le centre



SociétéEn Ligne 5 joursLa mobilisation lycéenne ne lâche rien et prépare une journée à haut risque








