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Des villes touristiques en lutte contre la prolifération des résidences secondaires

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Face à la pression immobilière, plusieurs communes françaises durcissent leur réglementation pour préserver l’accès au logement des habitants.

Plusieurs municipalités parmi les plus prisées des vacanciers ont récemment adopté des mesures restrictives concernant les résidences secondaires. Ces décisions s’appuient sur la loi Echaniz-Le Meur, votée fin 2024, qui permet aux communes où plus de 20 % des logements sont des résidences secondaires ou vacants d’interdire leur construction dans certains secteurs.

À Bonifacio, en Corse, où près de 60 % des habitations sont des résidences secondaires, le maire a été l’un des premiers à appliquer cette disposition. D’autres villes emblématiques, comme Royan, Annecy ou encore Biarritz, ont emboîté le pas. L’objectif est clair : freiner la spéculation immobilière et garantir aux résidents permanents un accès plus équitable au logement.

En Bretagne et en Charente-Maritime, la situation est particulièrement tendue. À Cancale ou sur l’île d’Oléron, les locations à l’année se font rares, et les prix de l’immobilier atteignent des niveaux prohibitifs pour les locaux. Sur la Côte basque, cinq communes ont choisi d’interdire purement et simplement les nouvelles résidences secondaires sur une partie de leur territoire.

En Haute-Savoie, les élus du Grand Annecy constatent que la moitié des logements neufs sont acquis comme résidences secondaires, ce qui aggrave les difficultés pour les actifs souhaitant s’installer durablement. Reste désormais à veiller à l’application effective de ces mesures, notamment via des mentions obligatoires dans les actes de vente et les permis de construire.

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