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Un proche de l’Élysée vise le gouvernorat de la Banque de France

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Emmanuel Moulin, ex-secrétaire général de l’Élysée, convoite le poste de gouverneur de la Banque de France, libéré plus tôt que prévu par François Villeroy de Galhau. Sa candidature suscite déjà des résistances politiques.

À peine installé depuis un an à la tête du cabinet présidentiel, Emmanuel Moulin, 57 ans, s’apprête à tourner la page. Nommé le 15 avril 2025 comme secrétaire général de l’Élysée, il quittera ses fonctions le 4 mai 2026. Pierre-André Imbert, autre figure de confiance du chef de l’État, lui succédera dans ce rôle stratégique. Cette transition intervient dans un contexte de départ anticipé de François Villeroy de Galhau, qui a annoncé son retrait du gouvernorat de la Banque de France le 9 février dernier. Emmanuel Moulin, haut fonctionnaire réputé proche d’Emmanuel Macron, ambitionne désormais de prendre les rênes de l’institution monétaire dès cet été.

Le parcours de cet ancien directeur du Trésor, en poste de 2020 à début 2024, le place en bonne position pour briguer cette fonction influente dans le paysage économique européen. Selon des informations concordantes, le ministre de l’Économie l’a déjà reçu pour évaluer sa candidature. Si elle aboutit, Emmanuel Moulin pourrait diriger la Banque de France jusqu’en juin 2032, soit bien au-delà du mandat initial de son prédécesseur, qui devait courir jusqu’à fin 2027. Une perspective jugée stratégique par l’entourage macroniste, alors que l’élection présidentielle de 2027 plane comme une inconnue.

Cette ambition suscite toutefois des critiques. Le député insoumis Éric Coquerel a jugé le candidat inapproprié, en raison de sa proximité avec le président de la République. Plus virulent encore, le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a qualifié Emmanuel Moulin de personnalité parmi les plus contestables de la Macronie. Pour accéder au poste, l’intéressé devra convaincre les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, chacune disposant d’un droit de veto. Le processus de validation s’annonce donc délicat.

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