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Les pluies hivernales offrent une renaissance inespérée aux marais légendaires du sud de l’Irak

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Après des années de sécheresse dévastatrice, les précipitations récentes redonnent vie aux zones humides mésopotamiennes, classées au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les étendues d’eau calme, parsemées d’îlots de verdure, accueillent à nouveau les buffles et les barques de pêche. Ce paysage, qui évoque pour certains le mythique jardin d’Éden, connaît un réveil bienvenu. Plusieurs années de pénurie, aggravées par le changement climatique et la construction de barrages en amont sur le Tigre et l’Euphrate, avaient gravement menacé cet écosystème unique. Cependant, les récentes pluies hivernales ont ravivé l’espoir parmi les communautés locales.

Un pêcheur, debout à l’avant de son embarcation en bois, exprime sa conviction que la vie, les poissons et le bétail vont revenir, redonnant aux habitants le sentiment d’un avenir restauré. D’après les autorités irakiennes de l’eau, les réservoirs du Tigre sont désormais presque pleins et une hausse du niveau de l’Euphrate est attendue dans les prochains jours, sous réserve d’un lâcher d’eau par la Syrie.

Un militant écologiste local constate que les marais de Hawizeh n’avaient pas connu une telle montée des eaux depuis des années. Environ quatre-vingt-cinq pour cent des zones humides sont aujourd’hui inondées, même si la profondeur doit encore s’accroître. Selon lui, cette amélioration est cruciale pour éviter l’assèchement complet de cette région durant l’été, lorsque les températures peuvent atteindre cinquante degrés Celsius.

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