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Faits Divers

Agression brutale d’un responsable de la police municipale à Montélimar

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Le directeur de la police municipale de Montélimar a été violemment pris à partie par un groupe d’individus mercredi dernier, alors qu’il regagnait son domicile après sa journée de travail. Les coups reçus lui ont valu quatre fractures au visage.

Les faits se sont déroulés aux alentours de 18 heures, dans les rues de la cité drômoise. L’agent, qui venait de quitter le commissariat et se dirigeait vers la gare, était vêtu de ses habits personnels. Alors qu’il cheminait paisiblement, il a été soudainement interpellé par une dizaine de personnes. L’une d’elles, décrite comme relativement jeune, s’est acharnée sur lui en le frappant à plusieurs reprises, jusqu’à ce qu’il s’effondre au sol. Selon les proches du maire de la ville, Julien Cornillet, l’agression serait directement liée à la fonction de la victime. « Nous avons la certitude que c’est parce qu’il a été identifié comme un membre des forces de l’ordre », confie-t-on dans l’entourage de l’édile.

Ce dernier, réélu au mois de mars sous l’étiquette divers droite, a fermement condamné cette agression qu’il qualifie de manœuvre d’intimidation. Le policier municipal, dont l’état de santé nécessite un arrêt de travail d’au moins quinze jours, souffre de quatre fractures au niveau du visage. Face à la gravité des faits, Julien Cornillet a annoncé son intention d’accélérer la mise en œuvre d’une promesse de campagne, à savoir porter l’effectif de la police municipale à cinquante agents, soit une augmentation d’une douzaine par rapport aux effectifs actuels.

Par ailleurs, le maire a interpellé l’État pour demander le rétablissement de la Brigade anticriminalité (BAC) à Montélimar, unité qui avait été dissoute en 2008. La municipalité souligne un déséquilibre croissant entre les moyens humains et les besoins du territoire. « Le nombre de policiers nationaux est resté identique à celui de l’an 2000, alors que la population a crû de 40 % sur la même période », fait valoir la ville.

De son côté, le Syndicat national de la sécurité publique (SNSP) a publié un communiqué dans lequel il déplore que cet incident illustre une escalade préoccupante des violences dirigées contre les personnels chargés de la sécurité. Le syndicat appelle à ce que la réponse judiciaire soit proportionnée à la gravité des actes commis.

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