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Jacqueline Jacob conteste sa mise en examen dans l’affaire Grégory

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La justice examinera le 27 mai les demandes d’annulation déposées par la défense de Jacqueline Jacob, soupçonnée d’avoir participé à une campagne de lettres anonymes.

Le feuilleton judiciaire autour de l’affaire Grégory Villemin connaît un nouveau chapitre. Les conseils de Jacqueline Jacob, grand-tante de l’enfant assassiné en 1984, ont soumis deux requêtes visant à faire annuler la mise en examen de leur cliente. La première conteste la validité de la procédure, arguant que Jacqueline Jacob n’aurait pas été en mesure de se défendre pleinement lors de son interrogatoire du 24 octobre 2025, qui a précédé son inculpation. La seconde requête invoque la prescription des faits, vieux de plus de quatre décennies. Selon des informations rapportées, ces deux demandes seront examinées lors d’une audience programmée le 27 mai.

Âgée de 81 ans, Jacqueline Jacob a été mise en examen en octobre 2025 pour association de malfaiteurs criminelle. Cette qualification intervient après une première inculpation en 2017 pour enlèvement et séquestration suivie de mort, annulée pour vice de forme en mai 2018. Les enquêteurs la soupçonnent d’avoir été l’un des corbeaux, ces auteurs de lettres anonymes qui ont revendiqué le meurtre du petit Grégory et menacé sa famille pendant plusieurs années. Au total, cinq corbeaux auraient participé à cette campagne de menaces.

Pour étayer leurs accusations, les magistrats s’appuient sur plusieurs éléments. Ils citent notamment deux expertises graphologiques réalisées en 2017, une analyse stylométrique de 2021, ainsi que l’emploi du temps de Jacqueline Jacob à l’époque des faits. L’expertise stylométrique, menée par une société suisse, avait conclu à une similitude frappante entre le style d’écriture de la grand-tante et celui des trois principales lettres de corbeau reçues avant la mort de l’enfant. Selon ce rapport, l’hypothèse selon laquelle elle aurait rédigé ces missives était fortement étayée. Toutefois, une contre-expertise stylométrique a depuis été ordonnée par le procureur général de la cour d’appel de Dijon.

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