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Économie

Les exportations britanniques vers les États-Unis subissent un coup d’arrêt durable sous l’effet des droits de douane

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Les chiffres officiels publiés vendredi révèlent une chute significative des exportations de biens britanniques vers les États-Unis depuis l’instauration des nouvelles taxes américaines, malgré un geste récent en faveur du whisky écossais.

Les données de l’Office national des statistiques (ONS) montrent qu’en avril 2025, après l’annonce de droits de douane mondiaux, les exportations ont reculé de plus de 14 % par rapport à avril 2024. Cette diminution représente une perte de 800 millions de livres sterling, soit environ 927 millions d’euros. Depuis lors, les échanges sont restés à un niveau relativement bas, selon l’institut.

Un accord signé il y a près d’un an entre Londres et Washington visait à limiter l’impact des taxes américaines, notamment en plafonnant à 10 % les droits sur l’automobile, dans la limite de 100 000 véhicules par an. Pourtant, les livraisons de voitures vers les États-Unis ont diminué, constituant l’un des principaux facteurs de ce recul. L’ONS précise également qu’une cyberattaque ayant paralysé Jaguar Land Rover (JLR) pendant plus d’un mois aux alentours de septembre a contribué à cette tendance.

Jeudi, Donald Trump a annoncé une mesure supplémentaire en faveur du whisky écossais, en supprimant les droits de douane qui le frappaient, à la suite du voyage de Charles III et de la reine Camilla aux États-Unis. Mark Kent, directeur de la Scotch Whisky Association, a salué cette décision, estimant que les distillateurs allaient pouvoir souffler un peu. Il a rappelé que le marché américain représente le premier débouché à l’exportation pour cette industrie.

Le ministre britannique du Commerce, Peter Kyle, a qualifié cette annonce d’excellente nouvelle pour un secteur qui génère près d’un milliard de livres d’exportations et soutient des milliers d’emplois à travers le Royaume-Uni. Cependant, Luke Tegner, directeur du conseil au cabinet londonien IWSR Drinks Market Analysis, a nuancé cette perspective en soulignant que la baisse des exportations de whisky écossais est un phénomène de long terme. La consommation de ce spiritueux aux États-Unis diminue lentement depuis plusieurs décennies, avec un volume aujourd’hui équivalent à 45 % de celui de 1990.

L’ONS attribue également le recul des exportations britanniques vers les États-Unis à une diminution dans le secteur pharmaceutique, qui pourrait être liée à la politique américaine visant à encourager la production nationale de médicaments. Malgré ces difficultés, l’institut statistique rappelle que les États-Unis demeurent le premier partenaire commercial du Royaume-Uni pour les exportations de biens.

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