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Des dromadaires stars d’un sprint dans le désert australien

Au cœur de l’Outback, une petite ville de 65 habitants accueille chaque année une course pas comme les autres. Les dromadaires y montrent leur « sacré…

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Des dromadaires stars d’un sprint dans le désert australien

Au cœur de l’Outback, une petite ville de 65 habitants accueille chaque année une course pas comme les autres. Les dromadaires y montrent leur « sacré tempérament » pour décrocher la Camel Cup.

Des centaines de spectateurs ont fait le déplacement jusqu’à Marree, une bourgade perdue à 600 kilomètres au nord d’Adélaïde. Samedi dernier, treize courses se sont enchaînées sous le soleil de l’Australie-Méridionale. L’ambiance était au rendez‑vous pour cet événement qui met à l’honneur un animal importé sur le continent il y a près de deux siècles. Le grand gagnant de cette édition s’appelle Young Gun, un dromadaire au caractère bien trempé.

Ces bêtes ne viennent pas d’un élevage de luxe. La plupart ont été capturées dans la nature, là où des centaines de milliers de leurs congénères vivent aujourd’hui en liberté. Kyrraley Woodhouse, entraîneuse depuis 2013, les choisit avec soin. Elle cherche une étincelle dans leur regard, un mélange de nerfs et de cœur, un peu comme un pur‑sang. Selon elle, le tempérament fait toute la différence sur la piste.

Derrière la fête, une réalité plus rude. Les dromadaires sauvages posent problème dans l’Outback. Ils rivalisent avec le bétail pour la nourriture, cassent les clôtures, salissent les points d’eau et abîment des sites culturels aborigènes. Sans intervention, leur population pourrait doubler tous les huit ans. Les autorités organisent donc des opérations de piégeage et d’abattage pour contenir la croissance. Depuis le début de l’année 2026, 68 animaux vivants ont aussi été exportés vers la Malaisie et l’Indonésie. La course de Marree rappelle que ces dromadaires, jadis amenés par des chameliers venus d’Afghanistan, font aujourd’hui partie du paysage australien, entre folklore et gestion délicate.

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