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Les urgences parisiennes au bord de l’asphyxie

Les appels au Samu ont bondi de 80% en une semaine. Les hôpitaux d’Ile-de-France activent leur plan blanc face à une saturation inédite.

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Les urgences parisiennes au bord de l'asphyxie

Les appels au Samu ont bondi de 80% en une semaine. Les hôpitaux d’Ile-de-France activent leur plan blanc face à une saturation inédite.

En pleine canicule, les services d’urgence de la région parisienne sont sous une pression jamais vue. Les quatre Samu de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ont enregistré une augmentation de 80% du nombre d’appels sur la semaine écoulée. Dans le même temps, les passages aux urgences ont grimpé de 36% par rapport à une journée normale, avec un pic exceptionnel vendredi. Près d’un patient sur cinq a dû être hospitalisé après son passage, et ce taux monte à plus de 50% pour les personnes de plus de 75 ans. Les hôpitaux publics parisiens tirent la sonnette d’alarme.

La situation est critique dans les couloirs des hôpitaux. L’adjoint au maire de Paris chargé de la santé décrit des brancards qui s’accumulent comme jamais auparavant. « C’est un indicateur qui n’a jamais été aussi haut », a-t-il expliqué. Il parle d’une crise sanitaire aggravée par un pic de pollution à l’ozone. Pourtant, le directeur de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France se montre un peu plus mesuré. Il refuse de parler de saturation totale, mais admet que sans le plan blanc déclenché vendredi après-midi, le week-end aurait conduit à une rupture.

Pour tenter d’endiguer la vague, les autorités ont déjà mis en place des mesures fortes. Le plan blanc régional est activé, ce qui permet de rappeler du personnel et de déprogrammer des opérations non urgentes. Surtout, la réserve sanitaire a été mobilisée pour un mois, renouvelable une fois. Cette armée de volontaires professionnels de santé médecins, soignants, techniciens de laboratoire peut venir en renfort dans les structures les plus tendues. La canicule ne faiblit pas et les prévisions annoncent encore plusieurs jours de fortes chaleurs. Les hôpitaux retiennent leur souffle.

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