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Tirs américains et riposte iranienne le Golfe retient son souffle
Washington frappe des sites militaires iraniens après une attaque contre un cargo Téhéran promet une réponse plus dure si les frappes continuent.


Washington frappe des sites militaires iraniens après une attaque contre un cargo Téhéran promet une réponse plus dure si les frappes continuent.
Les États-Unis ont lancé des frappes contre des cibles iraniennes dans le sud du pays. Une première depuis l’accord de cessez-le-feu signé le 17 juin. En représailles à l’attaque d’un navire commercial dans le détroit d’Ormuz attribuée à Téhéran, l’armée américaine dit avoir visé des stocks de missiles, des drones et des sites radar côtiers. L’Iran a immédiatement répliqué en attaquant à son tour des cibles américaines dans le Golfe. Les Gardiens de la Révolution ont prévenu que toute nouvelle agression entraînerait une riposte encore plus large. Une escalade qui fait craindre un embrasement dans une région déjà à vif.
Le détroit d’Ormuz reste le point chaud de cette confrontation. Après l’attaque du cargo, l’Iran a rouvert le passage mais en imposant des règles strictes. Les navires qui empruntent une route non approuvée par Téhéran n’ont aucune garantie de sécurité. Vendredi, 29 cargos ont tout de même franchi le détroit. Dix-sept ont choisi de longer les côtes d’Oman pour éviter les risques. Le processus d’évacuation des 600 navires et 11 000 marins bloqués dans le Golfe depuis le début de la guerre a été suspendu. L’Organisation maritime internationale attend des garanties supplémentaires pour le relancer. Plus de 2 500 marins et 115 bateaux avaient déjà été évacués avant cette nouvelle crise.
Sur un autre front, Washington a publié un accord-cadre entre Israël et le Liban. Un texte qui vise une paix durable entre deux pays techniquement en guerre depuis des décennies. Benjamin Netanyahu a salué les succès militaires israéliens dans le sud du Liban et insisté sur le maintien de l’armée israélienne tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé. Le président libanais Joseph Aoun y voit un premier pas vers une souveraineté retrouvée. Mais le Hezbollah dénonce un accord qui mènerait le Liban vers une guerre civile. Le député Hassan Fadlallah accuse les États-Unis de vouloir perturber l’accord du 17 juin entre Washington et Téhéran. Un accord que l’Iran voulait global, incluant le Liban, et qui semble aujourd’hui bien fragile.
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