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Bielsa vide son sac après l’élimination de l’Uruguay

Le sélectionneur uruguayen n’a pas mâché ses mots après la défaite contre l’Espagne. Son bilan en trois ans est lourd et il l’assume pleinement.

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Bielsa vide son sac après l'élimination de l'Uruguay

Le sélectionneur uruguayen n’a pas mâché ses mots après la défaite contre l’Espagne. Son bilan en trois ans est lourd et il l’assume pleinement.

L’aventure de Marcelo Bielsa à la tête de l’Uruguay s’arrête au premier tour du Mondial 2026. Deux nuls, une défaite, et une élimination brutale. Le quart de finaliste de 2018 est loin. Cette fois, la Celeste n’a jamais vraiment existé dans la compétition. Et Bielsa, 71 ans dans quelques semaines, n’a pas attendu les critiques pour faire son mea culpa. En conférence de presse, il a été cash. « Je ne laisserai rien au football uruguayen », a-t-il lancé, avant de dérouler la liste de ses échecs.

« Tout apport d’un sélectionneur qui travaille depuis trois ans ne compte pas si on n’obtient pas de résultats », a-t-il expliqué. Il a balayé ses deux seuls faits d’armes : une 4e place lors des qualifications sud-américaines, une 3e place à la Copa América. « Aucune valeur », selon lui. La préparation n’avait pas rassuré non plus. Des nuls contre l’Algérie et l’Angleterre, une défaite 5-1 face aux États-Unis, un match nul surprenant contre le Cap-Vert. Les signes étaient là, mais personne n’a su inverser la tendance. Le style Bielsa, tant adulé à l’OM, n’a pas pris en Uruguay.

Le match face à l’Espagne a été le coup de grâce. Bielsa a tenté des paris, et ils ont tous mal tourné. Le gardien Fernando Muslera, titularisé après une longue réflexion, a vécu un cauchemar. Remplacé à la pause, il a lui-même demandé à sortir. « J’ai pris la décision de le maintenir et de ne pas lui retirer ma confiance », a justifié le sélectionneur. Autre symbole fort : le capitaine Federico Valverde, remplacé avant l’heure de jeu. Un choix tactique assumé, mais qui en dit long sur la crise sportive. Bielsa encaisse tout. « Les questions ne cherchent pas des réponses, mais à déverser sur moi, qui suis le responsable, toute la déception », a-t-il conclu, dépité. L’Uruguay repart sans rien, et sans lui à l’horizon.

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