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Canicule : les hôpitaux franciliens basculent en mode crise maximale

L’ARS a déclenché un plan blanc régional dans tous les établissements de santé d’Île-de-France. Face à la vague de chaleur, le système hospitalier montre…

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Canicule : les hôpitaux franciliens basculent en mode crise maximale

L’ARS a déclenché un plan blanc régional dans tous les établissements de santé d’Île-de-France. Face à la vague de chaleur, le système hospitalier montre des signes de saturation inédits.

C’est une mesure qui ne se décrète pas à la légère. Le directeur général de l’Agence régionale de santé a activé le plan blanc dans tous les hôpitaux franciliens vendredi dernier. Ce dispositif d’exception, d’ordinaire réservé aux attentats ou aux épidémies majeures, est aujourd’hui dégainé pour faire face à la canicule. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les appels au 15 ont bondi de 61% par rapport à la semaine précédente. Les passages aux urgences des plus de 75 ans ont augmenté de 47%. La chaleur ne fragilise pas seulement les organismes les plus vulnérables, elle met aussi à genoux les infrastructures elles-mêmes.

Des pannes électriques ont été signalées dans plusieurs établissements, principalement dans le Val-d’Oise et les Yvelines. Les groupes de réfrigération ont lâché. Certains hôpitaux ont dû basculer sur des groupes électrogènes pour maintenir l’activité. Heureusement, aucune coupure majeure n’a paralysé les soins, mais l’épisode révèle une fragilité systémique. Le système de santé francilien, déjà sous tension en temps normal, voit ses failles exposées au grand jour par la chaleur.

Pour éviter la rupture, l’ARS déploie tout un arsenal de mesures. Les lignes de régulation du 15 sont renforcées avec des médecins libéraux. Des places sont libérées dans les cliniques privées. Des étudiants en santé sont mobilisés. Surtout, le plafond des heures supplémentaires est supprimé pour le personnel soignant, sur demande de l’agence. Rien que dans la région, 17 hôpitaux et 475 établissements médico-sociaux ont déjà activé leur propre plan de gestion. Le message est clair : il faut absorber l’afflux, coûte que coûte. Mais à quel prix pour des soignants déjà épuisés ? La canicule ne fait que mettre en lumière un manque structurel que l’été révèle chaque année un peu plus cruellement.

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