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Il a diffusé sa fusillade en direct avant de retourner l’arme contre lui

Un lycéen philippin a abattu un camarade de classe devant sa caméra, puis s’est donné la mort. L’établissement venait tout juste de préparer un exercice…

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Il a diffusé sa fusillade en direct avant de retourner l’arme contre lui

Un lycéen philippin a abattu un camarade de classe devant sa caméra, puis s’est donné la mort. L’établissement venait tout juste de préparer un exercice de sécurité face à la répétition des fusillades scolaires dans le pays.

La scène a été filmée comme un jeu vidéo. Un jeune homme marche dans un couloir d’école, le canon d’une arme pointé devant lui. Il vise une salle de classe, tire. Les cris fusent, les élèves en uniforme se précipitent vers la sortie. Quelques instants plus tard, le tireur monte au cinquième étage et met fin à ses jours. C’est lui-même qui a choisi de diffuser toute la séquence en direct sur sa page Facebook, depuis lors désactivée.

Le drame s’est joué mardi à l’université privée Ateneo de Zamboanga, un établissement catholique de l’ouest de l’île de Mindanao qui accueille aussi des collégiens et des lycéens. Le suspect était un élève de troisième année de lycée. Il connaissait sa victime, puisque la police régionale a précisé qu’il s’est rendu directement dans sa salle de classe avant d’ouvrir le feu. Deux morts au total, et aucune autre personne blessée.

Les autorités s’interrogent désormais sur l’origine de l’arme. Le tireur présumé avait réussi à entrer dans l’établissement avec un pistolet et un fusil. Les douanes philippines ont annoncé avoir suspendu préventivement l’un de leurs agents, qui serait le père du jeune homme. Selon les premières informations, c’est lui qui possédait ces armes. La police cherche encore à comprendre comment son fils a pu y avoir accès. Un responsable des douanes a confié avoir parlé au père, dévasté, car il a perdu son enfant lui aussi. « C’est un cauchemar pour n’importe quel parent », a-t-il résumé.

Le président de l’université a exprimé la tristesse de l’établissement et assuré que toute l’équipe coopérait avec l’enquête. Il a même rappelé un détail glaçant. Quelques jours plus tôt, l’école préparait un exercice de simulation de fusillade, précisément parce qu’elle mesurait l’importance de la sécurité. En juin, trois adolescents avaient déjà été tués et vingt autres blessés lors d’une attaque dans une école du centre des Philippines. Ce nouveau drame relance la question de la circulation des armes dans un pays où la possession légale est pourtant strictement encadrée, mais où le marché noir reste florissant.

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