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Ces bactéries vieilles de 3 milliards d’ans profitent de la canicule pour envahir les lacs

Plus il fait chaud, plus elles prolifèrent et plus le risque pour la santé augmente. Les autorités ferment déjà des zones de baignade un peu partout en…

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Ces bactéries vieilles de 3 milliards d’ans profitent de la canicule pour envahir les lacs

Plus il fait chaud, plus elles prolifèrent et plus le risque pour la santé augmente. Les autorités ferment déjà des zones de baignade un peu partout en France.

L’été et les fortes températures ne font pas qu’augmenter le nombre de noyades. Ils créent aussi les conditions idéales pour des organismes microscopiques qui adorent la chaleur et la lumière. Ces bactéries, apparues bien avant les humains, sont capables de faire de la photosynthèse comme les plantes. Elles sont à l’origine de l’oxygène que nous respirons. Mais quand la température de l’eau monte vers 30°C et que le soleil tape fort, elles se multiplient à la surface des lacs, des rivières et des eaux saumâtres. Leur couleur bleu-vert devient alors visible à l’œil nu. C’est ce qu’on appelle une prolifération de cyanobactéries.

Le problème, c’est que ces bactéries peuvent produire des toxines. Selon leur type, elles provoquent des démangeaisons, des problèmes de peau, des vomissements ou des diarrhées. Certaines peuvent même avoir des effets sur le système nerveux, même si ces cas restent très rares chez l’humain. Pour les animaux en revanche, le danger est plus concret. Des chiens meurent régulièrement après s’être baignés dans des lacs contaminés. Mais sans autopsie, il est difficile de prouver que la cause est bien liée aux cyanobactéries. Résultat les agences régionales de santé ferment chaque été des dizaines de plans d’eau douce sur les 1 200 surveillés en France, par précaution.

Ces proliférations ne sont pas une fatalité. Elles sont amplifiées par les rejets humains phosphore et azote provenant des eaux usées, de l’agriculture ou de l’urbanisation. Ces nutriments donnent un coup de pouce aux cyanobactéries, plus compétitives que les autres algues. Elles prennent alors le dessus, déséquilibrent la biodiversité et privent les poissons de nourriture. Il n’existe pas de solution miracle pour les éradiquer. Ces organismes étaient là avant nous et le seront après. La seule option est de limiter notre impact pour réduire leur développement. En attendant, quand le mercure grimpe, mieux vaut vérifier si la baignade est autorisée avant de plonger.

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