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Au Canada, les moins de 16 ans bientôt privés de réseaux sociaux

Le gouvernement canadien veut fixer à 16 ans l’âge minimum pour ouvrir un compte sur Instagram, TikTok ou Snapchat. Un projet de loi déposé mercredi veut…

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Au Canada, les moins de 16 ans bientôt privés de réseaux sociaux

Le gouvernement canadien veut fixer à 16 ans l’âge minimum pour ouvrir un compte sur Instagram, TikTok ou Snapchat. Un projet de loi déposé mercredi veut protéger les enfants des contenus toxiques et de leurs effets sur la santé mentale.

Le Canada s’apprête à rejoindre la liste des pays qui disent stop aux réseaux sociaux pour les plus jeunes. Le ministre de la Culture, Marc Miller, a présenté un texte qui interdit purement et simplement la création de comptes avant 16 ans. Derrière cette décision, une conviction simple relayée par le ministre. La sécurité des enfants ne peut pas être une option. Elle doit devenir une priorité.

Les autorités canadiennes pointent du doigt les conséquences concrètes de ces plateformes sur le cerveau des ados. Anxiété, isolement, dépression. La ministre de la Santé, Marjorie Michel, a été très claire. Les réseaux sociaux et les robots conversationnels dopés à l’intelligence artificielle ne favorisent pas un développement sain. Au contraire, ils deviennent une source de souffrance pour une génération entière.

Cette offensive canadienne s’inscrit dans un mouvement mondial. L’Australie a déjà montré la voie en décembre 2025 en devenant le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants. Le bilan reste pour l’instant mitigé. Mais l’idée fait son chemin. L’Indonésie et le Brésil travaillent aussi sur des restrictions similaires. Le message des gouvernements est le même. Les parents ont besoin d’un coup de main face à des technologies qui avancent plus vite que les lois.

Reste une ombre au tableau. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a prévenu fin mai qu’interdire ne suffit pas. Il appelle les États et les géants du web à repenser les plateformes elles-mêmes. Les rendre plus sûres dès la conception, plutôt que de simplement fermer la porte aux plus jeunes.

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