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Arthur Fery, le Londonien qui électrise Wimbledon

Né à Paris mais élevé à Londres, ce tennisman de 24 ans réalise un parcours de rêve. Il pourrait même défier Alexander Zverev en finale et mettre tout le…

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Arthur Fery, le Londonien qui électrise Wimbledon

Né à Paris mais élevé à Londres, ce tennisman de 24 ans réalise un parcours de rêve. Il pourrait même défier Alexander Zverev en finale et mettre tout le Royaume-Uni à ses pieds.

S’il était français, Arthur Fery serait déjà le nouveau numéro 2 national. Mais le jeune homme de 24 ans, qui fêtera son anniversaire dimanche en pleine finale, revendique haut et fort son identité britannique. Son père Loïc est le président du FC Lorient. Sa mère Olivia a joué Roland-Garros pour la France en 1991. Pourtant, Arthur a grandi à Londres, s’y entraîne, y a fait ses études et y vit avec tous ses amis. Aujourd’hui, il affirme ne plus du tout se sentir Français. « Il y a dix ans, j’aurais peut-être dit que j’étais plus français qu’anglais, mais plus maintenant », confie-t-il. Ses racines sont désormais ancrées dans la capitale anglaise, à deux pas de Wimbledon.

Actuellement 114e mondial, Arthur Fery va bondir au classement. Au minimum 36e la semaine prochaine, 26e s’il atteint la finale, et même 13e s’il remporte le trophée. Un bond phénoménal pour ce joueur formé sur les terrains du All England Club, comme un jeune tricolore le serait porte de Roland-Garros. Son parcours sensationnel attire les projecteurs. Vendredi, il défie Alexander Zverev pour une place en finale. Un match XXL qui pourrait le propulser définitivement dans la cour des grands.

Mais derrière l’exploit sportif, il y a une histoire d’identité. Arthur Fery est le portrait craché de son père, souvent aperçu dans son box sur le Centre Court. Sa mère, ancienne joueuse de la Fédération française, lui a transmis le goût du tennis. Pourtant, le jeune homme ne veut pas jouer la carte française. « Je me sens très britannique, insiste-t-il. Mes parents sont français, on parle français en famille, mais mes racines sont à Londres. » Et tant pis si le tennis permet de changer de nationalité. Pour Arthur Fery, ce n’est pas une option. Il est 100% anglais, et il compte bien le prouver jusqu’au bout sur le gazon de Wimbledon.

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