Faits Divers
La cellule de l’État islamique qui a frappé Damas pendant la visite de Macron démantelée
Les autorités syriennes viennent de mettre la main sur les poseurs de bombes qui ont secoué la capitale mardi matin. Le ministre de l’Intérieur promet de…


Les autorités syriennes viennent de mettre la main sur les poseurs de bombes qui ont secoué la capitale mardi matin. Le ministre de l’Intérieur promet de dévoiler leur identité et leurs liens avec le groupe jihadiste.
Moins de 48 heures après les deux explosions qui ont fait une victime et 36 blessés dans le centre de Damas, les services de sécurité annoncent un coup de filet. Plusieurs suspects ont été interpellés simultanément dans quatre quartiers différents de la capitale et de ses environs. Deux de ces secteurs abritent une forte communauté alaouite, la même dont est issu le clan de l’ancien président Bachar al-Assad. Le ministre de l’Intérieur Anas Khattab a confirmé sur les réseaux sociaux que la cellule est désormais sous contrôle et que les investigations se poursuivent pour déterminer le rôle précis de chacun.
Les attentats visaient clairement à troubler le premier déplacement d’un dirigeant occidental en Syrie depuis la chute du régime Assad. Emmanuel Macron venait de passer la nuit au prestigieux hôtel Four Seasons lorsque deux bombes artisanales ont explosé à proximité. L’une était cachée dans une benne à ordures, l’autre dans une voiture garée non loin. Les vitres du ministère du Tourisme, situé en face, ont volé en éclats et des traces de sang maculaient encore le trottoir quelques heures après les faits. Malgré l’attaque, le président français a maintenu son programme et rencontré son homologue Ahmad al-Chareh. Ce dernier a salué son courage, tandis que Macron a affirmé que ces violences ne devaient pas faire dérailler le fragile processus de paix.
L’arrestation de cette cellule montre que la menace jihadiste reste bien réelle en Syrie, même si l’organisation État islamique a perdu tous ses territoires en 2019. Le groupe conserve des cellules dormantes capables de frapper dans les grandes villes. En juillet dernier, un attentat à la bombe dans un café du centre de Damas avait déjà tué dix personnes. Depuis la prise de pouvoir par une coalition islamiste fin 2024, le pays tente de se reconstruire après quatorze ans de guerre civile. La Syrie a rejoint la coalition internationale antijihadiste et normalise ses relations avec les puissances occidentales. Mais chaque attaque rappelle que la paix est encore fragile et que les réseaux extrémistes n’ont pas dit leur dernier mot.
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