Économie
Apollo met 6,7 milliards sur la table pour s’offrir EasyJet
Le fonds d’investissement américain vient de bousculer les négociations en cours avec une offre en cash plus élevée que celle de son concurrent…


Le fonds d’investissement américain vient de bousculer les négociations en cours avec une offre en cash plus élevée que celle de son concurrent Castlelake. Le conseil d’administration de la compagnie low cost a déjà donné son feu vert de principe.
EasyJet change de prétendant. Alors que le transporteur britannique négociait depuis plusieurs semaines avec le fonds Castlelake, un nouvel acteur a surgi vendredi. Le géant américain Apollo a déposé une proposition de rachat valorisant l’entreprise à 5,7 milliards de livres, soit environ 6,7 milliards d’euros. L’offre est simple et brutale elle prévoit de payer 7,15 livres par action en numéraire, contre 6,90 livres proposés par Castlelake.
Ce petit écart de 25 pence par action change tout. EasyJet indique ne plus être « disposé à recommander » l’offre précédente. Son conseil d’administration a même voté à l’unanimité pour soutenir celle d’Apollo, à condition qu’une offre ferme soit déposée avant le 7 août. Dans son communiqué, la compagnie assure que la transaction offre « une combinaison attractive de valeur, d’alignement stratégique et de gestion à long terme ». De son côté, Apollo dit croire dans la stratégie actuelle d’EasyJet, notamment le renforcement de son modèle low cost, l’augmentation de sa flotte et le développement de ses services annexes comme les vacances packagées.
Reste à savoir si Castlelake va contre-attaquer. Le fonds avait jusqu’au 3 août pour déposer une offre ferme, mais cette nouvelle proposition pourrait le pousser à revoir sa copie. EasyJet n’a pas mâché ses mots par le passé elle avait qualifié la troisième offre de Castlelake de « hautement opportuniste », profitant d’un cours de bourse temporairement déprimé à cause des tensions au Moyen-Orient. Ces conflits pèsent lourdement sur les compagnies aériennes et EasyJet n’y échappe pas. La société a publié en mai une perte alourdie sur son premier semestre, et prévenu que le second serait aussi affecté. Dans ce contexte, une vente à un prix plus élevé pourrait séduire des actionnaires lassés des turbulences boursières.
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