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Des mines nord-coréennes font trois blessés, Séoul hausse le ton
Trois officiers sud-coréens ont été touchés par l’explosion de mines dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées. Pour Séoul, ces engins…


Trois officiers sud-coréens ont été touchés par l’explosion de mines dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées. Pour Séoul, ces engins viennent du Nord et leur présence constitue une violation flagrante de l’armistice.
Trois officiers sud-coréens ont été fauchés par l’explosion de mines terrestres dans la zone démilitarisée qui coupe la péninsule en deux. L’un d’eux a perdu un pied. Deux engins ont sauté, et une troisième mine, restée intacte, a été repérée au moment où les soldats reculaient après la déflagration. Les militaires se trouvaient sur place pour sécuriser le terrain avant une opération commune avec le Commandement de l’ONU.
Les premières conclusions de l’enquête désignent la Corée du Nord. Le ministre de la Défense, Kang Shin-chul, n’a pas mâché ses mots devant le Parlement, dénonçant une « violation manifeste de l’accord d’armistice ». Il a prévenu que Séoul prendrait « les mesures qui s’imposent », sans détailler lesquelles, évoquant un éventail de réponses à déployer par étapes. La veille, l’état-major interarmées faisait déjà état de « forts soupçons » visant des mines nord-coréennes.
Le ministre a aussi expliqué pourquoi les détecteurs, pourtant « des modèles dernière génération », n’ont rien vu venir. La végétation dense a gêné le travail, et l’appareil était sans doute utilisé trop loin du sol. Peu avant, l’état-major a annoncé la découverte d’une mine nord-coréenne en plastique non explosée près du lieu du drame, tout en précisant qu’elle ne correspondait pas à celle décrite par les soldats présents au moment des faits.
La DMZ a beau porter son nom, elle compte parmi les territoires les plus minés de la planète. Plus de 800 000 engins seraient disséminés sur cette bande de 4 km de large qui sépare les deux Corées depuis 1953, sur près de 250 km. Beaucoup remontent à la guerre de Corée, d’autres ont été posés dans les années suivantes, et certains sont récents.
L’histoire se répète. En 2015, deux soldats sud-coréens avaient été grièvement blessés par une mine sur le flanc sud de la zone. L’un avait perdu ses deux jambes. Séoul avait riposté en reprenant ses diffusions par haut-parleurs le long de la frontière. Depuis que Kim Jong Un a officiellement tourné la page de la réunification fin 2023, l’armée nord-coréenne multiplie les nouvelles mines et les fortifications pour verrouiller toujours plus sa frontière. Sans traité de paix, les deux pays restent techniquement en guerre.
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