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Aucune bombe près de la base de Fairford, cinq hommes relâchés et un mystère entier

L’alerte avait mobilisé les forces antiterroristes autour d’une base aérienne de l’ouest de l’Angleterre. Leurs véhicules ne contenaient finalement aucune…

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Aucune bombe près de la base de Fairford, cinq hommes relâchés et un mystère entier

L’alerte avait mobilisé les forces antiterroristes autour d’une base aérienne de l’ouest de l’Angleterre. Leurs véhicules ne contenaient finalement aucune bombe, mais bien de l’essence, et les cinq hommes arrêtés ont retrouvé la liberté.

L’affaire avait fait grand bruit. Elle s’éclaircit sans vraiment se refermer. Les enquêteurs antiterroristes ont annoncé qu’aucun engin explosif n’avait été retrouvé dans les véhicules immobilisés près d’une base militaire britannique. En revanche, de l’essence y était stockée en quantité. Ce constat tient après des examens minutieux, menés avec l’appui de moyens militaires et de spécialistes de la police scientifique.

Tout démarre lors d’une nuit du week-end. Cinq hommes, tous Britanniques, âgés de 23 à 25 ans, sont interpellés pour préparation d’un acte terroriste non loin de la RAF Fairford, un site du sud-ouest de l’Angleterre utilisé par l’armée américaine. Quelques heures plus tard, ils sont remis en liberté sous caution. Un revirement que Laurence Taylor, chef de la police antiterroriste, assume. Il parle d’un choix strictement lié à l’enquête, appuyé sur l’expérience des équipes et sur un examen rigoureux du cadre légal, tout en admettant que de nombreux observateurs pouvaient être déroutés.

De l’autre côté de l’Atlantique, les réactions ont fusé. Le président américain Donald Trump a assuré qu’il n’aurait pas pris une telle décision. Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, a estimé que l’affaire impliquait clairement un acteur étranger, sans vouloir entrer dans les détails. Voilà qui braque les projecteurs sur l’Iran, d’autant que la base de Fairford accueille depuis des mois des opérations défensives américaines liées au conflit contre Téhéran. La République islamique a nié de façon catégorique toute implication dans un projet d’attaque contre le site.

Sur le terrain, le dispositif se resserre et le retour à la normale se dessine. Le nombre de sites d’enquête autour de la base diminue, leur fermeture complète étant prévue pour le lendemain. Les habitants d’un village voisin, évacués par précaution, ont pu rentrer chez eux. Il reste pourtant des zones d’ombre. Des images aériennes montraient des camionnettes chargées de fûts, dont l’une portait un faux logo, laissant croire qu’elle appartenait à une société de transport de carburant. De quoi alimenter la piste de simples voleurs de fioul. Pour Patricia, une habitante de 60 ans d’une commune proche, c’est surtout beaucoup de bruit pour rien. Si les enquêteurs n’ont rien trouvé, glisse-t-elle, alors la place de ces hommes n’est pas en prison.

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