Planète
L’eau courante manque encore pour 64 000 habitants et le gouvernement serre les boulons
La sécheresse laisse des milliers de Français sans robinet pour boire et se laver. La ministre Monique Barbut annonce que cette crise devient une priorité…

La sécheresse laisse des milliers de Français sans robinet pour boire et se laver. La ministre Monique Barbut annonce que cette crise devient une priorité nationale, avec des conclusions attendues avant la fin du mois.
C’est un chiffre qui donne le vertige, même s’il est en légère baisse. En pleine métropole, 64 000 personnes dépendent encore de citernes ou de bouteilles d’eau pour les gestes les plus simples du quotidien. Manger, boire, se laver… Tout passe par des approvisionnements improvisés, faute de réseau fonctionnel. La ministre de la Transition écologique l’a confirmé mercredi à Orléans, lors d’un comité chargé de suivre la situation. La faute à un été record de chaleur et à des pluies trop rares, qui ont durablement asséché les sols et les réserves.
La pression ne se limite pas à ces foyers particulièrement touchés. Quelque 6,4 millions d’habitants vivent dans des zones où la distribution d’eau potable est placée en vigilance. Concrètement, l’eau continue de couler normalement, mais chaque goutte est scrutée car la ressource montre des signes de faiblesse. Ce périmètre s’est élargi de 223 000 personnes en seulement quelques jours, signe que la situation reste instable. Les nappes phréatiques, elles, sont loin d’être rassurantes puisqu’au niveau national, près de deux tiers d’entre elles descendent sous les normales de saison.
Face à cette urgence, le gouvernement veut accélérer le tempo. Monique Barbut a été chargée par le Premier ministre Sébastien Lecornu de muscler le plan d’adaptation au changement climatique, avec un volet investissements prévu sur cinq ans. L’eau y occupera une place centrale, promet-elle, notamment à travers un groupe de travail dédié. Ses recommandations doivent être remises d’ici fin septembre. La ministre insiste en particulier sur deux leviers concrets, la réutilisation des eaux usées traitées et une meilleure gestion des eaux pluviales, des pistes capables de réduire la pression sur les ressources naturelles à moyen terme.
Reste à fixer un cap réaliste. Monique Barbut l’admet elle-même, il ne sera pas possible de transformer tout le pays en profondeur d’ici 2027. L’objectif est plus modeste et plus urgent. Éviter que les prochains étés ne se transforment en enchaînement de zones de crise comme celles vécues cette année. Autrement dit, le temps de l’adaptation ne fait que commencer, et chaque semaine compte pour préparer la suite.
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