Politique
Fabien Roussel persiste pour 2027 et met la gauche sous tension
Le secrétaire national du Parti communiste vient d’être reconduit à son poste et prépare déjà sa deuxième candidature à la présidentielle. Un choix qui…


Le secrétaire national du Parti communiste vient d’être reconduit à son poste et prépare déjà sa deuxième candidature à la présidentielle. Un choix qui fâche La France insoumise et fait grincer des dents jusque dans son propre camp.
Sans grande surprise, Fabien Roussel a été réélu à la tête du PCF avec 70,1% des voix lors d’un vote à huis clos dimanche. L’homme dirige le parti depuis 2018 et compte bien représenter les communistes à l’élection présidentielle de 2027. Il a annoncé que l’officialisation interviendrait le 6 septembre après un vote des militants, avant la Fête de l’Humanité. « J’ai exprimé le fait que j’étais disponible et candidat, et il n’y en a pas d’autre », a-t-il lancé devant la presse en estimant le chemin parcouru à 85%. Son objectif est clair « conquérir le pouvoir ou au moins y participer », a-t-il promis à ses troupes.
Cette ambition présidentielle ravive les tensions avec La France insoumise. En 2022, Roussel avait récolté seulement 2,28% des suffrages, soit environ 802.000 voix. Un score qui, selon LFI, aurait privé Jean-Luc Mélenchon du second tour. 420.000 voix le séparaient alors de Marine Le Pen. « Cette candidature me déçoit », a regretté Mélenchon sur France 3, reprochant à certains communistes de reprendre « les arguments de nos adversaires de droite » à son encontre. Mais Roussel ne compte pas s’effacer. « Si l’extrême droite augmente, ce n’est pas la faute du PCF qui la combat depuis toujours », a-t-il répondu dans l’Humanité, ajoutant que l’absence de candidat communiste renforcerait l’abstention.
Sur le fond, Roussel campe une ligne radicale dans la tradition communiste. Il promet une « nouvelle ère industrielle et agricole », reprenant les symboles de la faucille et du marteau. Il veut nationaliser TotalEnergies et « chercher l’argent » des « brigands en col blanc ». Il se fait aussi le défenseur du « pouvoir de vivre des salariés » et appelle à « faire barrage » contre Édouard Philippe. Il a même entonné « Free Palestine » en affirmant que les communistes seront les porte-paroles de l’OLP pendant la campagne. Pourtant, cette stratégie ne fait pas l’unanimité dans son propre parti. Stéphane Peu, chef des députés PCF, estime que présenter un candidat n’est pas une bonne idée, préférant un accord avec LFI pour garantir des circonscriptions aux législatives. Des opposants internes ont tenté d’imposer une « clause de revoyure » à l’automne mais elle a été rejetée. Roussel mise sur son image de « France des jours heureux », nostalgique du bon vin et du bon fromage, pour séduire une classe ouvrière qui a tourné le dos à la gauche. Reste à voir si cela suffira à inverser le déclin électoral de son parti.
À lire aussi





Faits DiversEn Ligne 6 joursRefus de mariage à Béziers, 7 500 euros d’amende réclamés contre Robert Ménard



Faits DiversEn Ligne 6 joursUn ex-patron de l’espionnage allemand arrêté pour trahison



PolitiqueEn Ligne 5 joursLecornu apaise les lycéens et annonce une baisse du carburant



SociétéEn Ligne 6 joursLes lycéens tiennent la rue et promettent de ne rien lâcher



PolitiqueEn Ligne 6 joursRoland Lescure démonte le budget du RN et prévient que le rêve vire au cauchemar



PolitiqueEn Ligne 3 joursLes députés rejettent le budget 2027, Lecornu face à un casse-tête



MondeEn Ligne 7 joursLe 3 novembre, les Américains votent et Donald Trump joue très gros



SociétéEn Ligne 4 joursTrois mille remplaçants débarquent dans les lycées les plus tendus








