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Deux Renoir volés, retrouvés derrière un mur de parpaing

Les deux toiles dérobées dans l’ancienne maison-atelier du peintre à Cagnes-sur-Mer ont été mises au jour, dissimulées dans une cache indétectable.…

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Deux Renoir volés, retrouvés derrière un mur de parpaing

Les deux toiles dérobées dans l’ancienne maison-atelier du peintre à Cagnes-sur-Mer ont été mises au jour, dissimulées dans une cache indétectable. Extraites de leur mur, elles portent des dégradations que les spécialistes assurent pouvoir effacer complètement.

Tout a basculé dans une maison de Cagnes-sur-Mer devenue musée. Deux tableaux y étaient accrochés parmi une douzaine d’œuvres prêtées de longue date, au cœur même de l’atelier où Pierre-Auguste Renoir a travaillé. L’un est une petite esquisse sur bois, restée inachevée. L’autre, le portrait d’une comédienne, Madame Colonna Romano, élève de Sarah Bernhardt et compagne du fils aîné du peintre. En quelques instants, les deux toiles ont disparu.

Finalement, les enquêteurs ont remis la main dessus, dans une maison de Clermont-l’Hérault. Les tableaux étaient planqués derrière un mur de parpaing plein, une cache que rien ne pouvait trahir. C’est en poussant les interrogatoires que l’enquête a avancé, jusqu’à ce que le receleur reconnaisse qu’il gardait bel et bien les œuvres chez lui. Six personnes ont été interpellées, cinq hommes et une femme, parmi lesquelles les deux cambrioleurs présumés, mis en examen.

Les toiles ont retrouvé la lumière, mais elles en gardent les marques. Présentées à Marseille dans un centre dédié à la conservation et à la restauration du patrimoine, elles affichent leurs blessures. La petite esquisse a les angles de son cadre doré cassés. Le portrait, lui, montre une déchirure profonde au niveau de la robe et plusieurs enfoncements là où la peinture s’est effacée.

Un passage en atelier s’impose donc, le temps de plusieurs mois. Une déchirure se répare fil à fil, avec souvent une pièce rapportée par l’arrière pour garantir la solidité de l’ensemble. Les dégâts, aussi impressionnants soient-ils, n’ont rien de définitif. À terme, les accidents visibles aujourd’hui devraient s’effacer complètement, jusqu’à ne plus se voir.

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