Nous rejoindre sur les réseaux

Sports

Paul Seixas remporte le Tour de Lombardie et efface un record de Tadej Pogacar

Le jeune Français de 20 ans s’est offert son premier Monument en solitaire, avant de faire tomber le chrono de référence du Slovène dans la montée du…

Article

le

Paul Seixas remporte le Tour de Lombardie et efface un record de Tadej Pogacar

Le jeune Français de 20 ans s’est offert son premier Monument en solitaire, avant de faire tomber le chrono de référence du Slovène dans la montée du Civiglio. Strava a même refusé de valider ses temps, jugés trop rapides pour être humains.

Paul Seixas n’a pas attendu longtemps pour se faire un nom au sommet du cyclisme mondial. Samedi, le coureur de la formation Decathlon CMA CGM a levé les bras sur le Tour de Lombardie, s’offrant ni plus ni moins que son premier Monument. Derrière lui, la concurrence n’a rien pu faire. Enric Mas, Giulio Ciccone et Remco Evenepoel ont dû se contenter des places d’honneur. Une démonstration d’autant plus marquante que l’absence de Tadej Pogacar, l’homme qui domine ce sport depuis plusieurs saisons, rendait la victoire à la fois plus accessible et plus attendue pour les prétendants.

Le contexte donne encore plus de relief à cette performance. En avril, sur Liège-Bastogne-Liège, Seixas avait déjà terminé deuxième, seulement devancé par le Slovène. Quelques mois plus tard, quatrième du Tour de France, il est devenu à 20 ans le plus jeune coureur de l’histoire à s’imposer sur l’un des cinq Monuments. Un CV qui force le respect, et qui ne cesse de s’étoffer course après course.

Mais c’est dans les chiffres que son exploit prend une autre dimension. Au sommet du Civiglio, le chronomètre s’est arrêté sur 11 minutes et 54 secondes. Le précédent record datait de 2022, et il appartenait à Pogacar. Le quintuple vainqueur du Tour de France a cette fois été plus lent de 38 secondes. Un écart énorme sur une montée aussi courte, au point que l’application Strava a purement et simplement refusé de valider ses temps. Selon elle, une ascension réalisée à cette vitesse ne pouvait résulter que d’un moteur. Huit segments de la course ont ainsi été invalidés.

Cette suspicion involontaire ne sort pas de nulle part, tant le niveau affiché par le Français semble irréel, surtout après plus de 200 kilomètres de course. Une semaine plus tôt, aux Mondiaux de Montréal, il avait pourtant souffert de crampes à l’approche de l’arrivée d’une épreuve longue de 270 kilomètres. La comparaison fait mal, mais elle prouve aussi à quel point sa marge de progression reste imprévisible. Et ce n’est pas une première. Sur la Faun Ardèche Classic, qu’il avait dominée avec 1 minute et 48 secondes d’avance sur des adversaires comme Lenny Martinez, Mattias Skjelmose ou Matteo Jorgenson, il avait maintenu une cadence similaire, et ce bien plus longtemps encore.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus