Europe
Jusqu’à 5 heures d’attente dans les aéroports européens à cause du nouveau système de contrôle
Ursula von der Leyen admet que le nouveau système frontalier de l’UE pose encore des problèmes. Les files d’attente s’allongent et les voyageurs sont de…


Ursula von der Leyen admet que le nouveau système frontalier de l’UE pose encore des problèmes. Les files d’attente s’allongent et les voyageurs sont de plus en plus frustrés.
Depuis son lancement à l’automne dernier, le nouveau dispositif automatisé de contrôle aux frontières de l’Union européenne fait grincer des dents. Fini le tampon manuel sur le passeport place à un système qui enregistre les données personnelles et biométriques des voyageurs non européens, ainsi que leurs dates d’entrée et de sortie. L’objectif affiché est clair mieux traquer les dépassements de séjour et les refus d’entrée. Mais sur le terrain, la mise en œuvre tourne au casse-tête. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a elle-même reconnu vendredi qu’il y avait « encore beaucoup à faire » pour régler les difficultés techniques. Elle a promis de travailler avec les États membres pour trouver des solutions.
Les aéroports et les compagnies aériennes, eux, tirent la sonnette d’alarme. Dans une lettre envoyée à Bruxelles cette semaine, ils décrivent une situation devenue « insoutenable » avec des files d’attente aux frontières qui peuvent atteindre cinq heures aux heures de pointe. Certains passagers doivent patienter dehors, sous les intempéries ou sur des parkings, parce que les services de contrôle n’arrivent pas à suivre le rythme des arrivées. Sur les réseaux sociaux, les vidéos de voyageurs coincés dans des queues interminables tournent en boucle. Les vacances d’été n’ont fait qu’aggraver la pression, et le secteur craint que le pire soit encore à venir.
De son côté, Bruxelles ne cède pas. Le système est jugé indispensable pour garder un œil précis sur qui entre et sort de l’UE. Les chiffres sont d’ailleurs là pour appuyer ce discours plus de 108 millions de passages ont déjà été enregistrés via le nouveau dispositif, et près de 44 000 personnes se sont vu refuser l’entrée, en grande majorité faute de motif valable de séjour. Un responsable européen a même lancé, un brin provocateur, que les passagers mécontents n’avaient qu’à rejoindre l’espace Schengen s’ils voulaient éviter ces contrôles. La Commission a toutefois promis de discuter avec les acteurs du secteur lors d’une réunion prévue le 7 juillet.
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