Politique
Pétrole en baisse et tech en attente, la Bourse de Paris repart à la hausse
Le CAC 40 a grappillé 0,54% ce mercredi, porté par un pétrole au plus bas depuis des mois. Mais les investisseurs retiennent leur souffle avant les…


Le CAC 40 a grappillé 0,54% ce mercredi, porté par un pétrole au plus bas depuis des mois. Mais les investisseurs retiennent leur souffle avant les résultats du géant des puces Micron, baromètre de l’intelligence artificielle.
C’est une légère bouffée d’oxygène pour la place parisienne. L’indice vedette a terminé à 8385,49 points, gagnant 44,78 points. Un rebien après trois séances consécutives de baisse. Derrière ce petit vert, un grand mouvement le pétrole continue de dégringoler. Le baril de Brent est passé sous les 75 dollars, du jamais vu depuis fin février. Son équivalent américain, le WTI, a même frôlé la barre des 70 dollars, un seuil symbolique. La raison la réouverture progressive du détroit d’Ormuz et les discussions entre Téhéran et Washington apaisent les craintes d’une flambée.
Cette chute du brut a un effet domino direct sur les taux d’intérêt. Le rendement de la dette française à dix ans est descendu à 3,62%. Celui de l’Allemagne, référence en Europe, a reculé à 2,86%. Du pain béni pour les emprunteurs, mais le vrai suspense est ailleurs. Tous les regards sont tournés vers Micron, le géant américain des semi-conducteurs, qui publie ses résultats ce soir après la clôture de Wall Street. L’enjeu est immense comme le résume une analyste de Swissquote, les résultats de Micron et surtout la réaction du marché pourraient décider de la prochaine trajectoire pour la tech. Est-ce que la fête continue ou est-ce que c’est la fin de la partie ?
Depuis le début de l’année, les dépenses massives des grands noms de la tech ont propulsé les marchés, en particulier celui des puces électroniques, indispensables aux centres de données de l’IA. Mais les investisseurs commencent à s’inquiéter. Les valorisations sont devenues gigantesques et la rentabilité future de ces investissements reste floue. Pour financer cette course, les géants s’endettent de plus en plus. Un équilibre fragile que les résultats de Micron pourraient faire pencher.
Côté défense, l’ambiance est moins sereine. L’Allemagne a jeté l’éponge sur son programme de frégates F126, victime de retards et de coûts explosifs. Le constructeur Rheinmetall, qui devait exécuter la commande, a dévissé à la Bourse de Francfort. La nouvelle a contaminé le secteur à Paris. Thales a perdu 1,18%, Dassault Aviation 0,54%. Une petite douche froide pour un secteur qui avait surfé sur les tensions géopolitiques.
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