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Le président français s’en prend à ceux qui prônent une rupture avec Alger

Emmanuel Macron a fustigé lundi ceux qu’il qualifie de « mabouls » souhaitant une confrontation avec l’Algérie, provoquant une réponse cinglante de Bruno Retailleau, qui se reconnaît dans cette critique.
Lors d’une visite à l’hôpital de Lavelanet, dans l’Ariège, le chef de l’État a lancé une charge contre les partisans d’une ligne intransigeante envers le pouvoir algérien. « Allez dire à tous les mabouls qui nous expliquent qu’il faudrait se fâcher avec l’Algérie », a-t-il déclaré, sans détour. Il a profité de cette étape pour évoquer le système complexe des praticiens diplômés hors Union européenne, un dispositif qu’il juge « dingue » et source de lourdeurs administratives. Face à un médecin originaire d’Oran, il a déploré les obstacles imposés à ces soignants, pourtant essentiels dans la lutte contre les déserts médicaux. « Ce sont des gens remarquables qu’on fait bosser et, le jour venu de les titulariser, on repart de zéro avec un concours pour emmerder le monde », a-t-il insisté.
Le président a ensuite nuancé ses propos, affirmant ne viser personne en particulier, tout en soulignant l’importance d’une coopération exigeante mais respectueuse avec les partenaires étrangers. « On a besoin de ces femmes et de ces hommes qui servent notre pays », a-t-il ajouté lors de son arrivée en Andorre. Mais Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à la présidentielle, s’est immédiatement reconnu dans cette attaque. Dans un communiqué, il a dénoncé un « faux prétexte » destiné à masquer les véritables enjeux, notamment les obligations de quitter le territoire français non exécutées. « Le problème, ce ne sont pas les médecins algériens mais les centaines d’OQTF dangereux que le régime d’Alger refuse de reprendre », a-t-il martelé, estimant que la politique des « bons sentiments » avec Alger est vouée à l’échec.
Selon les données de l’Ordre des médecins, au 1er janvier 2025, près de 19 200 praticiens diplômés à l’étranger exerçaient officiellement en France. Parmi eux, 38,8 % ont été formés en Algérie, suivis de la Tunisie, de la Syrie, du Maroc et du Liban.

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