Monde
Kast instaure un exécutif d’exception au Chili
L’investiture du nouveau président conservateur a été marquée par l’annonce immédiate de mesures restrictives en matière migratoire, traduisant sa volonté de répondre aux préoccupations sécuritaires d’une partie de l’électorat.
José Antonio Kast a officiellement pris les rênes du pouvoir ce mercredi, lors d’une cérémonie au Congrès de Valparaiso. Dès son premier discours depuis le palais de La Moneda, le chef de l’État a réaffirmé sa détermination à mettre en œuvre ce qu’il qualifie de « gouvernement d’urgence ». Il a insisté sur le caractère concret de cette formule, destinée selon lui à adresser des situations critiques dans les domaines de la sécurité, de la santé, de l’éducation et de l’emploi.
L’une des premières actions concrètes de son mandat a porté sur la question migratoire, un thème central de sa campagne. Le président a ordonné aux forces armées d’ériger des dispositifs de contrôle aux frontières, visant spécifiquement à entraver les passages informels en provenance de Bolivie. Cette décision s’inscrit dans un contexte où le nombre de résidents en situation irrégulière sur le territoire chilien est estimé à plusieurs centaines de milliers.
L’arrivée au pouvoir de cette figure de la droite conservatrice, la plus marquée depuis la fin du régime militaire, consolide un alignement politique observable dans plusieurs pays d’Amérique latine. La cérémonie d’investiture a d’ailleurs réuni plusieurs dirigeants partageant des orientations similaires, illustrant ce repositionnement régional.
En parallèle de ces annonces sur la migration, le nouveau gouvernement a lancé un examen approfondi de l’état des finances et de l’administration publique, héritée du précédent exécutif. José Antonio Kast a fait part de son constat sévère concernant la situation du pays, qu’il juge plus dégradée que prévu.
La composition de son cabinet, qui inclut des personnalités controversées liées à l’ancienne dictature ou portant des positions sociétales très conservatrices, avait provoqué des critiques avant même son entrée en fonction. Les observateurs politiques soulignent que la majorité parlementaire dont dispose la droite, bien que substantielle, nécessitera des alliances ponctuelles avec le centre pour faire aboutir son programme législatif. La capacité de cette équipe, perçue comme peu aguerrie aux compromis politiques, à naviguer au sein du Congrès, constituera un test déterminant pour la suite du quinquennat.
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