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Économie

Le Bangladesh impose un rationnement du carburant

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La guerre au Moyen-Orient provoque une pénurie de pétrole dans le pays, entraînant des files d’attente interminables et des tensions aux stations-service.

Le gouvernement bangladais a instauré un système de rationnement pour la vente de carburant. Cette mesure, effective depuis dimanche, fait suite à des difficultés d’approvisionnement liées au conflit qui secoue la région du Golfe. La compagnie pétrolière nationale a dû limiter les quantités vendues à la pompe pour la majorité des véhicules.

Le pays, qui dépend à plus de 95% des importations pour ses besoins en hydrocarbures, est particulièrement vulnérable aux perturbations sur les marchés internationaux. Les récentes opérations militaires ont accru les pressions sur les chaînes d’approvisionnement. Les motocyclistes ne peuvent désormais acheter que deux litres à la fois, une restriction qui a provoqué un afflux massif d’automobilistes cherchant à constituer des réserves.

Dès les premières heures, des embouteillages se sont formés devant les stations-service de la capitale, Dacca. Les attentes se sont prolongées, dépassant souvent une heure pour un volume de carburant minimal. Les témoignages recueillis font état d’une vive frustration parmi la population, contrainte de multiplier les déplacements pour des pleins incomplets. Un responsable d’un distributeur a indiqué que le nombre de clients avait presque doublé en quelques heures.

La situation a dégénéré dans certaines localités. Un incident mortel a été rapporté dans le district de Jhenaidaha, au sud du pays, où une altercation entre clients et employés d’une station a tourné au drame dans la nuit de samedi à dimanche. Les autorités locales ont confirmé le décès d’un homme de 25 ans et des actes de vandalisme sur le site.

Parallèlement, la pénurie de gaz, également importé, affecte d’autres secteurs vitaux. Cinq des six usines de production d’engrais chimiques ont dû suspendre temporairement leurs activités. Cette fermeture, prévue jusqu’au 18 mars, pourrait avoir des répercussions sur le secteur agricole du pays. Les autorités se veulent néanmoins rassurantes, affirmant que de nouvelles livraisons de produits pétroliers sont attendues prochainement.

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