Monde
Le Venezuela exige la libération de Maduro à l’ONU et poursuit des libérations internes

Alors que Caracas réclame à Genève le retour de son ancien dirigeant, incarcéré aux États-Unis, des centaines de détenus bénéficient d’une mesure de grâce sur le territoire national. Une situation qui illustre la complexité de la transition politique en cours.
Le gouvernement vénézuélien a officiellement demandé aux Nations unies la libération de l’ancien président Nicolas Maduro, détenu par les autorités américaines. Cette requête a été formulée lundi devant le Conseil des droits de l’homme, où le ministre des Affaires étrangères a qualifié l’arrestation de son prédécesseur d’acte arbitraire. Il a évoqué une opération militaire ayant entraîné des pertes humaines.
Cette démarche diplomatique intervient dans un contexte de transformations internes significatives. Une loi d’amnistie, promulguée la semaine dernière, a déjà permis la remise en liberté de plusieurs dizaines de personnes. Les organisations de défense des droits humains suivent de près ces développements, tout en soulignant que le texte exclut certains cas, notamment ceux relevant de la justice militaire.
Parallèlement, l’exécutif a procédé à des remaniements au sein de l’administration. L’épouse d’un ancien proche collaborateur de M. Maduro a ainsi quitté ses fonctions gouvernementales. Ces ajustements s’inscrivent dans une période de transition politique, marquée par un assouplissement de certaines politiques économiques, notamment dans le secteur des hydrocarbures.
La situation dans les établissements pénitentiaires reste tendue. Dans un centre de détention situé non loin de la capitale, des mouvements de protestation ont été signalés. Des observateurs internationaux, dont des délégués du Comité international de la Croix-Rouge, ont pu accéder à plusieurs prisons pour évaluer les conditions de détention.
Sur le plan international, les positions commencent à évoluer. Des discussions sont en cours au sein de l’Union européenne concernant un possible allègement des mesures restrictives à l’encontre des autorités actuelles de Caracas. De son côté, la diplomatie américaine prévoit d’aborder la question vénézuélienne lors d’une prochaine rencontre régionale.
Le gouvernement a également annoncé le lancement de travaux dans un ancien centre de détention emblématique, dont la fermeture avait été promise. Cette annonce symbolise les défis persistants liés au système judiciaire et pénitentiaire, même dans un climat d’apaisement relatif.

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