Monde
Le Salvador défie la communauté internationale sur la question carcérale

_**Le président Nayib Bukele répond aux critiques sur les conditions de détention par une proposition provocatrice de libération massive, mettant en avant sa politique de sécurité.**_
Le chef de l’État salvadorien a vivement rejeté les allégations de mauvais traitements au sein du principal centre pénitentiaire du pays. Réagissant à des accusations publiques, il a évoqué la possibilité de vider les établissements sous certaines conditions. Cette déclaration intervient dans un contexte de vives tensions autour du traitement réservé aux détenus, dont des migrants renvoyés par les États-Unis.
Sur les réseaux sociaux, le dirigeant a affirmé que son administration était disposée à collaborer pleinement avec les instances internationales. Il a ensuite avancé l’idée d’un transfert intégral de la population carcérale, incluant les figures majeures du crime organisé, vers toute nation acceptant de les recevoir. Cette offre, formulée sur un ton sarcastique, visait selon lui à faciliter le travail des organisations non gouvernementales et des médias critiques.
Le centre de haute sécurité concerné, présenté comme un pilier de la stratégie de lutte contre les gangs, fait l’objet de nombreux rapports dénonçant des conditions de vie extrêmes. Des témoignages évoquent des pratiques systématiques d’isolement, des privations et des violences physiques. Le gouvernement salvadorien oppose à ces critiques le bilan de sa politique sécuritaire, qu’il estime avoir libéré la société civile de l’emprise des groupes criminels.
La popularité du président repose largement sur cette approche répressive, rendue possible par un régime d’exception en vigueur depuis plusieurs années. Ce cadre légal autorise les forces de l’ordre à procéder à des interpellations sans mandat judiciaire. Les débats sur les méthodes employées et les droits fondamentaux des détenus continuent de diviser l’opinion nationale et internationale.

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